CHRONIQUES

Porto, le chien qui parle

Ces chroniques sont publiées, à tous les mois, dans le Journal des citoyens, et ce, depuis septembre 2011.

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En avril 2017, Porto est décédé et une nouvelle chronique a débuté et s'intitule: Lady vous raconte que l'on peut lire dans les archives papier.

http://www.jdc.quebec/archives/archives-papier/

  • SEPTEMBRE 2011

    Bonjour, je me présente, je suis Porto, le chien qui parle avec les autres chiens. Je fais tous les jours des promenades au village ou en forêt avec mon maître et je croise beaucoup de gens dont certains me reconnaîtront. J’aimerais vous raconter ce que vivent mes amis à quatre pattes et aussi, ceux à deux jambes comme mon maître que je trouve merveilleux.

    • Il me fait faire 2 promenades de 20 minutes chaque jour. On ne marche pas tout le temps, il parle beaucoup, mais je reçois à l’occasion une gâterie que je trouve bien méritée.
    • Il ramasse mes excréments à chaque fois, c’est drôle, ça agace beaucoup les humains, mais enfin, il faut faire avec.
    • Il me met un collier à la place d’un étrangleur, comme je ne tire pas sur la laisse, je ne vois pas la différence, mais c’est plus joli s’il y a des brillants dessus.
    • Il me récompense toutes les fois qu’il m’a laissé seul et que je n’ai pas mangé ses souliers.
    • Il me fait faire un toilettage au moins une fois par an, je ne me sens plus, mais c’est bien agréable, surtout quand c’est Jess qui le fait.
    • Il change régulièrement l’eau dans mon bol pour de l’eau FRAÎCHE, c’est pas parce que je peux boire dans un trou d’eau boueuse que je n’apprécie pas l’eau fraîche.
    • Il ne m’a jamais battu, même si ça lui arrive de me gronder pour mes escapades
    • Il me laisse suffisamment d’air quand je suis dans la voiture, le nez au vent pour un chien c’est un bain d’odeur en accéléré.
    • Il me dit qu’il m’aime et il me confie ses secrets, je ne comprends pas tout, mais ça lui fait du bien et à ça je ne résiste pas.
    • Il me dit que je fais partie de la famille, eh pas de blague, quelle famille, il vit tout seul avec moi, je suis sa seule famille.

    Mais j’ai beaucoup d’amis à quatre pattes qui me confient leurs histoires et c’est ce que je voudrais partager avec vous. Il y a Roby, que je n’ai jamais pu rencontrer, je le connais du nez et de l’ouïe, mais même de sa cour arrière, il me salue. Il y a Pastel qui à chaque fois que je la croise fait un grand détour pour m’éviter, je ne sais pas si c’est de moi ou de mon maître qu’elle a peur. Il y a Pato, un grand chasseur d’écureuil, mais qui de son balcon, n’en a jamais approché un.

  • OCTOBRE 2011

    Ah, l’automne, quelle belle saison pour les balades et pour profiter du temps qui se rafraîchit; croyez-moi, avec mon épaisse fourrure, les chaleurs de cet été coupaient mon ardeur. Sur le parc linéaire, mon maître insistait pour que je marche sur le côté gazonné du parc afin d’éviter les collisions avec les cyclistes. Et très souvent, il s’arrêtait pour saluer promeneurs et cyclistes, et moi, je faisais de même. Ce n’est pas pour me vanter, mais je crois que je plais plus que lui, car c’était toujours à moi qu’on fait les caresses ! Mais cette promenade me réservait une belle surprise, comme cette rencontre dans la matinée de dimanche. C’est son odeur exotique qui en premier a titillé mon odorat, elle avait un regard attendrissant et de longues oreilles qui battaient au rythme de ses pas. Dans ces moments, mon maître est un bon complice, car il a engagé une conversation avec sa maîtresse, ce qui m’a permis de faire la connaissance de la belle exotique. Il a fait les présentations d’usage : « Moi c’est Alain et lui, mon compagnon, Porto, un mâle ! » Et elle, de répondre, qu’elle venait de Paris et n’était que de passage avec sa compagne Listel, une femelle épagneul français. Ça, je l’avais déjà deviné ! Je devais être troublé par sa présence, car tout ce que je suis arrivé à lui dire, c’est :

    « Oh, Listel, c’est comme le vin rosé du vignoble des Sables sur les côtes du golfe du Lion ! » Ma culture du vin a dû lui plaire, car elle a accepté de poursuivre sa promenade en ma compagnie.

    Après une heure à arpenter les sentiers, nous sommes allés faire une pause au Café. À son grand étonnement, sa maîtresse l’a laissé à l’extérieur : « Mais qu’est-ce qu’elle fait, ce n’est pas dans ses habitudes de me laisser ainsi ! » Elle était choquée et laissez-moi vous dire qu’avec son accent parisien, je n’ai pas tout compris. J’ai été surpris d’apprendre qu’à Paris, Listel rentre toujours au Café avec sa maîtresse pour y retrouver ses copains et sociabiliser. Je lui ai expliqué qu’à l’intérieur de ce café elle n’aurait, de toute façon, rencontré aucun congénère. Je suis quand même arrivé à lui proposer d’aller s’étendre à l’ombre sous une table avec l’espoir que ma compagnie lui serait suffisamment agréable pour lui faire oublier les coutumes de notre pays. Je ne sais pas si c’est la bise qu’elle m’a faite en me quittant, mais j’ai gardé un léger accent à la française depuis.

    Réponse au courriel de Pablo, le labrador. Tu t’interroges à savoir si les pantoufles sont dans la même catégorie que les souliers. Eh, oui, pas touche ! Dis à ton maître de bien les serrer et de t’offrir plutôt des jouets que tu pourrais gruger à ta guise, ça évitera les réprimandes lorsqu’il revient de travailler et peut-être une gâterie à la place.

  • NOVEMBRE 2011

    Après que mon maître m’eut offert un toilettage, qu’il dit bien mérité, massage et brossage inclus, nous sommes partis faire un tour de voiture par les petits chemins de campagne. Mon maître semblait fier de moi; mon poil bien brossé, je devais avoir fière allure. Étendu sur la banquette arrière, fenêtres ouvertes, je humais toutes ces bonnes odeurs qui flottaient dans l’air. Au cours de ces promenades, il en profite pour écouter sa musique. Et c’est sur la Symphonie des plaisirs de Jean-Baptiste Lully que je me suis laissé porter aux rythmes des violons et me suis assoupi.

    Mais voilà que je me retrouve dans un grand parc, et se dirige vers moi, de son port altier, un magnifique lévrier afghan. Il m’interpelle ainsi :

    – Halte-là, jeune prince au manteau d’or !

    – D’où venez-vous, paré si richement ?

    – Chez moi vous êtes, vous devez savoir.

    – Présentez-vous ou quittez sur-le-champ !

    Et moi de lui répondre :

    – Porto, de la gent canine prévostoise

    – Loin de moi de vous offenser, sachez

    – Que là d’où je viens, nous sommes courtois

    – Et empressez-vous de me présenter…

    Car il n’était pas seul,

    Dans sa somptueuse robe couleur sable,

    Chanel, sa filleule

    M’invitait, de par son regard affable

    Elle s’adressa à moi ainsi :

    – Que vous êtes joli, que vous me semblez beau !

    – Sans mentir, si votre fourrure se rapporte à votre parlure

    – Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois

    Et pour montrer ma belle voix, … je suis resté sans voix !

    Il faut me comprendre, avec sa taille allongée, ses yeux doux perlés, ses dents blanches comme des étoiles, son poil si brillant et ce parfum inoubliable ! Je croyais rêver et je suis resté bouche bée !

    « Porto, Porto, réveille-toi, on est arrivé à la maison ! », me crie mon maître. C’était donc un rêve, quelle déception, mais quelle délivrance aussi. Sans blague, je n’aurais jamais pu tenir la conversation à cette belle du XVIIe siècle !

    Mais peu importe de quelle descendance nous sommes, de noblesse ou de roture, un bon toilettage, ça ravive son chien. Une idée de cadeau de Noël, peut-être ?

  • DÉCEMBRE 2011

    Ce matin, à mon réveil, encore dans mes pensées préférées, la réalité s’est révélée soudainement, et oui, l’hiver était là avec sa neige et pour moi, c’est l’été en blanc avec l’air climatisé en plus. Ne faisant ni un, ni deux, poussant le tapis d’entrée jusqu’au fond de la pièce du bureau de mon maître, je me suis précipité dehors et me suis roulé dans ces cristaux frais. C’est seulement quelques minutes plus tard que le «bonhomme Michelin» est venu me rejoindre. Ha, ha, ha !

    Me voilà en route pour retracer mes amis; je suis Sherlock Holmes, museau dans la neige : oh, voici une première odeur, c’est un tandem que je connais bien, Jules et Mica sont passés par ici, il y a moins d’une demi-heure. Continuant mes recherches, voici une nouvelle odeur, je ne la reconnais pas, un inconnu, non, une inconnue ! Je lui laisse ma trace dorée sur cette toile blanche, elle comprendra le message. Pendant ce temps, mon maître qui parle sur son téléphone cellulaire, semble, lui aussi laisser son message. Chacun sa manière de communiquer !

    Sur notre route, voici Magie, une terrier australienne. Une nouvelle odeur maquillée par son manteau de laine et ses quatre petites bottes rouges. Elle est toute heureuse, elle aussi, de se balader dans la neige fraîche.

    De retour à la maison, un travail m’attend sur mon tapis : celui de me débarrasser de toutes ces boules de glace qui sont restées fixées à ma fourrure. Pendant ce temps, mon maître enlève toutes ces couches de vêtements qui le faisaient ressembler au «bonhomme Michelin» !

    Bien sécher et brosser, à moi maintenant la récompense !

    P.S. Du 15 décembre au 24 décembre à minuit, il y a 14 400 minutes ou 864 000 secondes avant Noël

    Joyeux Noël et Bonne Année !

  • JANVIER 2012

    J’avais 1 mois et demi lorsque l’étranger m’a pris dans ses bras pour la première fois. J’ai ressenti une grande sécurité, de la chaleur, de la confiance et du bien-être. Pourtant, quelques semaines plus tard, ce n’est pas chez lui que je me suis retrouvé, car d’autres personnes m’avaient choisi. Malheur ou bonheur, après un mois chez eux, il se révéla qu’on était allergique à mon poil et que les circonstances ont fait que je suis retourné dans les bras de l’étranger; à l’essai, disait-il !

    J’avais 14 jours pour satisfaire ses exigences si je voulais rester avec lui. Et je voulais réaliser cet exploit ! Aussitôt dans sa maison, il m’a laissé exploré, il m’a montré un bol vide et un bol d’eau et m’a présenté un journal. J’étais un peu désorienté, j’avais fait le tour des pièces, pas de souliers en vue à mâcher, ni de plantes à renverser, ni de fils électriques à grignoter; quelle vie plate j’aurais finalement !

    Oups, me voilà avec une envie de faire pipi. Il m’a soulevé de terre et m’a déposé sur le journal, pas pour le lire, mais pour le pipi volant. Après 4 jours, je demandais la porte pour mes besoins, ça l’a beaucoup impressionné. C’était ma première victoire ! Et lui, il semblait très satisfait. Mais, entre chiens, il peut bien les garder ses journaux, il n’y a rien d’intéressant pour nous là-dedans !

    La première nuit, il m’avait mis une couverture à côté de son lit. Déception, je pensais bien coucher dans son lit. Mais finalement, je ne le regrette pas, car il ronfle tellement que je préfère le silence de la salle de bain et la céramique froide.

    Il a cette charmante habitude de tout vouloir m’expliquer et moi j’adore ça, c’est comme une musique : tout passe, ses joies, son humeur, ses inquiétudes. Je ne comprends pas tout, mais je penche un peu la tête et je l’écoute, comme le chien de RCA Victor et ça l’encourage à continuer. J’ai arrêté de compter les journées et de vouloir l’impressionner, j’avais compris qu’il m’aimait bien et que je resterais chez lui.

    Et puis, c’est en dégustant sa liqueur préférée, le Porto, que l’idée de mon nom lui est venue. Et ainsi a continué ma vie de chiot avec cet être patient et calme qui m’a trimbalé partout. Il a réussi à faire de moi un chien bien éduqué ou moi j’ai fait de lui un bon maître.

  • FÉVRIER 2012

    Je n’ai pas peur de grand-chose dans la vie, mais après deux coups de griffes sur le museau, tu respectes Kandou, le chat de la maison. Ne riez pas, il était plus gros que moi à l’époque !

    Maintenant que je suis grand, les choses ont bien changé. Quand on se retrouve ensemble, on aime bien se frotter l’un contre l’autre. Mon maître laisse sa bouffe sur le comptoir de la cuisine, et il y a une bien bonne raison, je n’arrive pas vraiment à partager avec Kandou. Lui, il est quand même généreux ou bien c’est parce qu’il tient à ce qu’on reste amis, car il en laisse tomber par terre pour moi. En retour, après qu’il ait mangé et qu’il se soit bien léché les babines, je lui lèche les oreilles. Par contre, quand je ronge un os et qu’il vient me taquiner, je lui montre les dents et il s’en va. Les règles sont claires, ce qui est à toi est aussi à moi, mais ce qui est à moi, ça ne se partage pas.

    Quand il veut la place où je dors, il vient ronronner bien fort dans mes oreilles en se frottant contre moi. Après un certain temps, comme je suis tout à fait réveillé, je change d’endroit, et voilà qu’il réussit encore une fois à obtenir ce qu’il veut. Il est futé Kandou, et grâce à lui, j’ai pris de l’expérience avec les chats. J’ai beau m’approcher tout doucement en battant de la queue, ils arrondissent quand même le dos en me voyant. Je ne suis pas chiropraticien, mais je crois qu’ils ont une déformation de la colonne !

    Il miaule longtemps et beaucoup trop à mon avis, mais il faut dire que mon maître, il en met du temps avant de le comprendre.

    Je suis fier d’avoir Kandou comme ami, nous nous sommes apprivoisés et nous nous respectons, malgré nos différences. Quand mon maître nous laisse seuls, je ne peux pas vous raconter tout ce que nous faisons, une petite gêne quand même! Mais on se fait une vie de pacha.

  • MARS 2012

    Quand je croise les gens, ils me disent souvent que je souris toujours. Ils ont raison et j’ai un secret que je vais vous dévoiler.

    Une fois par mois, mon maître me fait un massage qui me détend beaucoup. Pour me mettre dans l’ambiance, musique, éclairage aux chandelles et je m’étends devant le foyer. Je suis ainsi fait, je fais toujours ce qu’il me demande ! Il commence par gratter mon menton avec ses doigts, je dépose alors une patte sur sa main, en douceur. Il en profite pour masser mes pattes avant et il les étire doucement. Il remonte le long de ma patte, il met ses mains sur ma poitrine en faisant des cercles et en descendant doucement vers mes hanches et ainsi jusqu’à mes pattes arrière qu’il étire.

    Il passe ensuite à mes fesses qu’il gratte rigoureusement tout en diminuant d’intensité et les deux mains grandes ouvertes, il remonte tranquillement le long de ma colonne vertébrale. Avec une légère pression, ce massage continue jusqu’à mes omoplates, grrrr, il a réussi même à me faire oublier les chats ! Maintenant sur ma nuque, les pouces derrière les oreilles, il continue à me masser, je suis à sa merci. Il masse avec une extrême douceur le dessus de mon crâne et, les deux yeux fermés, je suis au paradis avec ma douce maîtresse du XVIIe siècle (vous souvenez-vous de Chanel avec sa taille allongée, ses yeux doux perlés, ses dents blanches comme des étoiles, son poil si brillant et ce parfum inoubliable !).

    Croyez-moi, la vie de chien n’est pas toujours difficile ! J’ai même eu droit à une gourmandise.

  • AVRIL 2012

    Tout au long de ma vie de chien, j’ai croisé beaucoup de congénères, lors de nos promenades. J’ai observé des comportements bien différents entre les maîtres et les chiens… parlons un peu psychologie canine.

    Je m’adresse ici aux maîtres qui ont leur chien en laisse; laissez-nous un peu plus de « lousse ». Nous les chiens, quand nous nous croisons, c’est inévitable, nous avons besoin de nous sentir. Lorsque vous augmentez la tension dans la laisse et si le chien qui vient vers nous nous inquiète, l’impossibilité de fuir nous rend beaucoup plus agressifs. Mon maître a appris à lire les signes que donne l’autre chien et les rencontres se passent toujours bien. Heureusement, il a assez de retenue pour ne pas se mêler à notre rituel entre chiens !

    On vous parle plus que vous ne le croyez, apprenez à nous lire. Mon maître comprend bien les signes que je lui fais. Quand je remue la queue, ou lorsque je tourne la tête de côté ou la dépose sur sa cuisse, il comprend que je cherche son attention. Lorsque je jappe, ce n’est pas toujours parce que je suis fâché, quelquefois je fais le saut et d’autrefois je jappe d’excitation. Mais si mon maître monte le ton et devient nerveux, je jappe encore et plus et je suis sur mes gardes. Là, je sais montrer les crocs pour protéger mon territoire. Mon maître quand il me montre ses crocs, c’est qu’il sourit, ça aussi je l’ai compris.

    Je sens tout : autant ses odeurs lorsqu’il est malade et d’autres odeurs lorsqu’il est fâché. Ne vous étonnez pas si je vous dis que toutes ses humeurs ont une odeur et ne vous étonnez pas non plus que j’y réagisse !

  • MAI 2012

    Je la connais la routine du matin : petit bonjour, petit pipi à l’extérieur et nous voilà partis pour la première promenade... mais cette fois-ci, c’est vers le champ à côté du Marché aux puces qu’on est allé. Il y avait là déjà plein de mes amis et tout un groupe d’humain qui discutaient très sérieusement : « Ici, ça conviendrait ou plutôt là, tout en bas en bas... d’accord » et d’autres qui arpentaient le terrain en enfonçant des piquets et en prenant des mesures : « Comme ça, tu crois que ça ira ? ». Heureusement, avec mes amis on s’amusait à courir dans toutes les directions. Je les entendais parler que Claude Boisvert aurait besoin d’au moins 10 000 pieds2 pour installer les différents obstacles pour son chien Oz. Ensuite, ils ont discuté du parcours qu’emprunterait Sapi en cani-cross avec tous ces autres amis du groupe des Canisportifs. Et là, ils ont parlé des moutons qui devraient pouvoir circuler tout en bas sans trop de problèmes. Mais qu’est-ce qu’ils pouvaient bien préparer avec des moutons ? De retour dans le stationnement, les conversations reprennent de plus belle : « C’est ici qu’on installera le chapiteau, et là, tout au centre les espaces pour les exposants. » Et soudainement, mon maître regarde sa montre et nous voilà partis en direction du salon de toilettage. Il semble qu’on était juste à temps et ensuite on s’est retrouvé chez le photographe.

    Je ne suis pas certain de comprendre tout ce qui m’arrive, mais à le voir s’exclamer devant la page Internet de son ordinateur, je crois que vous devriez aller y faire un tour, car je crois qu’il prépare un « méchant party de chiens ! » Allez voir à la page 36 (http://journaldescitoyens.ca/lejournal/2012/05/PDF/JDC-201205%2036.pdf) et dites-moi si c’est vrai quand il me dit que je suis photogénique ?

  • JUIN 2012

    Vous en connaissez beaucoup des amis à qui vous dites : «On va faire un gros party de chiens », et qu’ils en invitent près de 180  qui sont venus ? Et qui plus est, ils n’ont rien cassé, ils n’ont jamais jappé ni trop fort ni trop longtemps et pas même une bagarre  ! Et bien, mon maître à moi, lui, il y croyait et il avait tout prévu pour que leur maître ait envie d’y passer la journée. Il y avait plein de kiosques qui attiraient le public. Alors qu’on y discutait de plein de choses, moi j’en profitais pour faire connaissance avec mes compagnons à quatre pattes. Il en est venu de partout; il y avait toutes sortes d’odeurs, des fois ça sentait la ville et d’autres fois le foin de la campagne. J’ai découvert  qu’il y avait des  chiens drôlement sportifs qui enfilaient les sauts les uns derrière les autres,  ou couraient derrière des moutons ou devant des vélos. J’ai même rencontré un chien qui venait du Grand Nord du Québec. Et parmi les amis des chiens, il y a eu Jean Lessard qui a bien expliqué qui on est, nous les chiens, et pourquoi on a tant besoin de bouger.

    C’est pour cette raison, que cette fois-ci, je vous le présente, mon compagnon Alain dont je suis si fier !

  • JUILLET 2012

    À 37 0C, je ne cours plus pour rapporter la balle, c’est comme ça ! Tant pis pour la balle, tant pis pour les enfants qui me crient : « Va chercher, Porto, aller mon gros paresseux ! » Je ne suis pas paresseux, j’ai juste trop chaud ! Je l’ai déjà dit, ma saison préférée, c’est l’hiver et j’ai tout ce qu’il faut pour résister 12 mois par année. Mon problème, c’est que je peux pas l’enlever, cette fourrure, en été. Alors, mon maître a convenu avec moi de m’amener en promenade le matin quand il fait encore frais ou en fin de journée. Non, mais ! En pleine canicule, je ne demanderais pas à mon maître de mettre ma fourrure et d’aller courir nu-pieds, sur l’asphalte brûlante d’après-midi ! Non, nous, on préfère rester au calme et attendre que le mercure redescende avant de sortir nous dépenser à l’extérieur.

    Je suis assez fier de moi, car l’autre jour, sur le bord du ruisseau, je regardais les canards avec envie. Moi et mon maître les trouvions très beaux, mais pas pour les mêmes raisons, je crois… J’aurais bien aimé en goûter un, mais mon maître m’a clairement fait comprendre de les laisser tranquilles. Finalement, je suis bien content d’avoir résisté, car maintenant on y va tous les jours durant les promenades et j’y découvre plein d’autres choses, comme les ouaouarons !

  • AOÛT 2012

    Non, mais il me connaît bien Alain... Tout commence chez mes amis Mica et Jules. Suivant Carole, mon maître temporaire, je peux après quelques hésitations (par politesse...) goûter à ce qu'est la vraie vie de chien !

    Eh oui, Carole me lâche véritablement lousse dans la forêt! Et moi partant oreilles au vent, je pars donc renifler les nouvelles pistes d'écureuils suivant Jules qui lui les connaît bien ! Toutefois, je dois avouer que c'est la langue à terre que je reviens...

    Mais, ma journée ne s'arrête pas là ! Non non non, mon maître vient finalement m'extirper du somme réparateur que j'avais entrepris de faire, pour me promettre une surprise au retour !

    Je vous le dis, d'un coup je suis réveillé et parfaitement rétabli ! Je m'élance donc à l'extérieur, pour attendre devant la voiture : « En ouaille Alain, dépêche», que je jappe à mon vrai maître, qui dit encore une fois au revoir trop longtemps !

    Finalement, nous partons enfin... Mais tout de suite, quelque chose cloche : nous n'allons pas dans la bonne direction ! Je suis intrigué par ce nouveau chemin, et l'enthousiasme d'Alain m'excite...

    Enfin arrivés, (car je dois dire que le trajet était vraiment plus long) n'y pouvant plus, je passe par-dessus lui, les bonnes manières prenant le bord aussi, et je me précipite directement à la porte d'une nouvelle maison.

    Mon maître arrive, je le regarde avec un grand sourire avec ma queue qui bouge de tous les côtés. Vous pouvez traduire ça par «Allez Alain, ouuuuuuuuuuvre ! »

    Eh puis voilà, je rentre enfin dans ma maison, car oui j'ai bien deviné que c'était ici mon nouveau chez moi. Et déjà en parcourant les pièces, je sens les mêmes odeurs qui me sont tant familières. Le divan de mon maître, mon tapis, mes bols avec de l'eau bien fraîche et de bonnes croquettes, la chaleur du nouveau logis... Je retourne voir mon maître et lui fais une bonne bise !

    Il m'a aussi montré l'extérieur, pour que j'aille explorer un peu pendant qu'il défaisait les cartons, et devinez quoi, je me suis retrouvé les quatre pattes dans le ruisseau avec les ouaouarons et les canards! Non, mais qu'il me connait bien, Alain... Dans ma nouvelle maison, je peux goûter à la vraie vie de chien. Un jour, j'inviterai Jules à venir explorer ma forêt...

  • SEPTEMBRE 2012

    C’est bien beau une nouvelle demeure, un nouveau décor et une nouvelle routine, mais ça exige une nouvelle tournée pour délimiter ce territoire ! Mais ce territoire, jamais je n’avais prévu le partager avec des canards... et comme ils sont près d’une quarantaine, il a bien fallu que je leur laisse un peu de mon espace ! Ça peut paraître simple, mais la première fois qu’ils sont arrivés, j’ai entendu ce bruit incroyable, comme celui que font les musiciens d’un orchestre symphonique lorsqu’ils accordent leurs instruments. Mon maître a eu beau me dire de ne pas bouger, je n’ai pas pu résister à aller tenter de leur sentir le dessous de la queue. Bien mauvaise idée, il suffit qu’un seul s’envole pour que toute la troupe suive... Alain n’était pas bien content.

    Mais il n’y a pas que des palmipèdes dans mon nouvel environnement, heureusement ! Il y a Chanel (comme dans mon rêve où je me suis retrouvé au XVIIe siècle !), une golden retriever toute rousse, mais toute aussi charmante. Il y avait aussi cette odeur laissée par un de mes congénères que j’ai fini par rencontrer : une épagneul brune, Dixie. Elle est un peu angoissée et elle se ronge la patte. En écoutant Alain échanger avec sa maîtresse, j’ai compris que cette inquiétude lui était transmise par sa maîtresse, ils viennent eux aussi d’emménager et ça n’a pas été facile. Il y a aussi plein de nouvelles odeurs qui appartienent censément aux prochaines rencontres que je ferai, mais en attendant, on est retourné sur la terrasse. Les canards y étaient; cette fois-ci, j’ai décidé de les observer de loin, sans les déranger pendant que mon maître, lui s’offrait un verre de porto.

    En soirée, j’ai bien fait rire de moi quand j’ai sursauté à cet étrange bruit qui m’a fait dresser le poil sur le dos. J’avais beau tourné la tête d’un côté et de l’autre, renifler l’air et scruter du regard, la bête qui réussissait à émettre un tel bruit devait être énorme ! Alain m’a dit que c’était un ouaouaron et qu’il était de la grosseur d’une balle de golf !

    Il y a parmi le groupe, un canard aveugle et Alain m’a raconté cette blague : « Tu as vu, il est toujours accompagné de sa cane blanche, sa canne blanche, tu saisis, Porto !» Moi je veux bien battre de la queue pour lui faire plaisir, mais je n’y comprends rien à sa blague.

  • OCTOBRE 2012

    Je sais maintenant lire les signaux que me donnent les chats, les canards, les marmottes et les ouaouarons, alors, mon maître m’a dit l’autre jour : « Pourquoi ne pas te faire découvrir ceux des chevaux ?»

    C’est au centre équestre que j’ai fait la connaissance de Christelle et Leila, sa fille (elles, ce sont les humains) qui nous ont présenté Best et Parfaite (eux, ce sont les chevaux). Ils sont venus à la clôture me sentir le bout du museau et comme c’était notre première rencontre, je n’ai pas voulu m’imposer… D’accord, c’est vrai qu’ils sont pas mal plus gros que moi, que j’ai tout avantage à garder mon calme et à ne pas essayer de les sentir sous la queue. Mais après cette courte rencontre, ils n’avaient pas l’air de souhaiter en connaître davantage sur moi, ils se sont éloignés pour manger de l’herbe. Heureusement qu’ils ne m’ont pas invité à partager leur repas !

    Mon maître avait envie d’une promenade dans les sentiers du centre équestre, alors nous avons emprunté la piste des chevaux. Notre objectif, le sommet. Ce n’était pas bien difficile de trouver le chemin avec toutes ces «pommes de route » qui parsemaient le trajet. Et qu’est-ce que ça sent bon ! J’ai bien essayé de résister, et malgré que mon maître avait deviné mes intentions, j’ai quand même réussi à m’y rouler une fois ! Non, mais, quand même, il n’avait pas à être jaloux, il y en avait pour tout le monde ! Nous avons croisé d’autres chevaux, mais ils y avaient des gens qui s’étaient assis dessus. Ça n’avait pas l’air de déplaire aux chevaux, ils faisaient un beau groupe qui se suivait à la queue leu leu. Les chevaux n’ont pas tendance à être curieux de nous, les canidés, car aucun n’est venu vers moi, et lorsqu’ils battent de la queue, je ne dois pas l’interpréter comme un signe qui m’est envoyé, c’est plutôt pour chasser les mouches.

    Arrivé au sommet, la vue était splendide, en tout cas c’est ce que mon maître a dit à son ami, Michel, qui nous accompagnait. Moi, je dirais plutôt que le vent qui soufflait était rafraîchissant et qu’avec cette chaleur, j’ai pris plaisir à me rouler dans l’herbe. Au retour, histoire d’explorer un peu, nous avons choisi un nouveau sentier. Pour ceux qui croirait que je ne suis qu’une boule de poil, heureusement que j’étais là avec mon sens de l’odorat, car le GPS était loin de nous indiquer la bonne direction ! Clin d’œil à Michel !

  • NOVEMBRE 2012

    J’ai cette copine canidé, Bella, blonde et coquine à ses heures... et voilà que ça se complique ! Elle a des périodes où elle devient très exigeante avec moi; elle est ou très enjouée ou très intolérante. Ces odeurs changent complètement aussi. Et moi, j’ai beau agir de la même façon, c’est-à-dire avec ma galanterie habituelle, ça n’a jamais l’air de lui plaire !  Mon maître m’a dit de ne pas m’en faire, que ça lui passera et qu’elle redeviendra comme avant.

    Je l’ai croisé, l’autre jour, elle avait pris beaucoup de poids, la Bella. Mon maître l’a aussi remarqué et a passé cette réflexion : « En tout cas, ce n’est pas toi qui seras le père de ceux-là, c’est sûrement Bozo !»

    Bozo, c’est le gand berger allemand qui se promène librement. Il a tout un caractère celui-là et je n’aime pas beaucoup ses manières ni ses odeurs. La dernière fois qu’on s’est croisé, ç’a failli mal tourner. J’allais pour le saluer, il m’a montré les crocs et sans avertissement, m’a grimpé dessus. Oh, la, la, je veux bien jouer, mais ça, ce n’était pas du jeu. Il insistait beaucoup trop pour me maintenir avec ses pattes de devant avec une agressivité que je ne lui connaissais pas.  J’aime pas les bagarres, mais faut pas me provoquer ! J’ai beau être un chien castré, j’ai quand même ma réputation à protéger. Mon maître est heureusement intervenu pour nous séparer. Faut dire que je l’aime bien, lui, et que je ne voudrais pas lui déplaire. Il me répète souvent : « Toi, t’es pas un chien ordinaire, t’es un cœur avec du poil tout autour ! »

  • DÉCEMBRE 2012

    Je n’arrive toujours pas à comprendre ce qu’une feuille de papier a comme effet sur mon ami Alain. Il peut passer de longs moments à la fixer, et y’a que ses yeux qui bougent comme si quelque chose se déplaçait dessus… et là, ou il éclate de rire, ou il se met en colère ! L’autre jour, alors qu’il tenait sa feuille de papier, il m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit ceci : « Comment est-ce possible que rien n’a été prévu dans notre Loi qui reconnaisse ton droit à la vie – comment est-ce possible que notre société n’a pas compris qu’elle a l’obligation morale de respecter toutes les créatures vivantes et qu’elle doit garder à l’esprit les liens particuliers qui existe entre l’homme et l’animal de compagnie  – comment est-ce possible que notre loi ne reconnaît pas l’importance des animaux de compagnie en raison de leur contribution à la qualité de la vie et de leur valeur pour la société ? » Je ne suis pas certain d’avoir compris où il voulait en venir, ce n’était pas contre moi qu’il était fâché, ni contre le chien qui jappait dehors, mais il a déposé sa feuille et m’a demandé d’approcher. Il m’a doucement caressé la tête en me disant : « Ça fait maintenant cinq ans qu’on est ensemble, tu es un compagnon merveilleux et j’ai tellement confiance en toi. Encore aujourd’hui, au cours de notre promenade, c’est toi qui m’as fait comprendre de rester calme et d’ignorer le chien qu’on allait croiser. Le chien était nerveux et l’humain qui l’accompagnait, encore plus. Tu as évité de croiser son regard, tu as continué à marcher calmement. Tu perçois bien plus de choses que moi et tu t’adaptes rapidement aux situations.»

    Après tout, les chiens… ça travaille aussi ! Je l’ai vu à la télé – les chiens de berger qui contrôlent des troupeaux entiers de moutons ou de bœufs, des chiens qui trouvent des personnes disparues, qui flairent des explosifs ou de la drogue pour les services de police, des chiens qui accompagnent des aveugles ou des personnes en « déficit de mouvement », des chiens qui tirent des traîneaux dans la neige, il y a même les chiens qui rendent les enfants heureux en les amusant, alors qu’ils sont à l’hôpital pour longtemps, ils appellent ça la zoothérapie. On ne serait pas un peu thérapeute, nous les chiens ?

    Pour répondre à une question que j’ai reçu sur la provenance du nom du Saint-Bernard, c’est en 1884 que les standards de cette race ont officiellement été adoptés au club d’élevage Saint-Bernard en Suisse.

    Et pour Noël, je vous souhaite d’aller vous mettre les quatre pattes dans la neige et de vous amuser !

  • JANVIER 2013

    Le temps des Fêtes, c’est plein de surprises. Alain et moi, nous avons fait la tournée des amis et nous sommes arrêtés chez Jules, mon copain épagneul français. Toute une surprise m’attendait, une petite chienne de 2 mois et demi qu’ils ont appellée Némo s’était ajoutée à la famille. Elle avait une énergie débordante et Jules faisait de son mieux pour l’animer. Mon arrivée a quelque peu changé l’atmosphère. Némo ne connaît pas encore très bien les règles, c’est-à-dire comment on doit se présenter à un nouveau venu. Elle s’est précipitée vers moi en jappant... ce que je n’apprécie pas vraiment ! Mais elle est jeune et je sais qu’elle doit apprendre... J’ai gardé mon calme, je suis resté bien droit, je lui ai senti le bout du museau.. et elle a compris ! Nous sommes comme ça, nous les chiens, pas besoin de longues discussions pour évaluer l’autre. Il y a dans notre posture, notre regard, nos mimiques ce qu’il faut pour apaiser une situation tendue. Cela m’a permis de lui exprimer mes intentions et j’ai pu lui faire comprendre que son état d’excitation m’était inconfortable. Par contre, une fois les présentations terminées, je n’ai pas résisté longtemps à son invitation à jouer; c’est plutôt contagieux un chiot, même pour un chien mature comme moi !  Alors tous les trois, nous nous sommes amusés au salon, mais après seulement quelques minutes, tout aussi soudainement qu’elle avait commencé le jeu, Némo s’est effondrée de fatigue et est allée se coucher. Jules et moi avons décidé de faire de même et d’écouter les conversations. C’était assez amusant de les entendre raconter tout le travail d’adaptation qu’ils ont dû faire pour accueillir Némo et ne pas passer leur journée à répéter «non», comme  garder les portes d’armoire fermées pour éviter qu’elle les vide ! Mais je suis convaincu que Némo est dans une bonne famille et j’ai bien hâte de voir l’influence qu’aura Jules sur elle. À les voir se lécher mutuellement le bout du nez, je crois qu’ils s’apprécient beaucoup.

    Un petit mot sur l’hiver; même si c’est ma saison préférée, elle apporte quelques désagréments : attention aux engelures, au sel sur les trottoirs et à la glace dans les rues. J’ai eu une mauvaise expérience dans un stationnement glacé, j’ai perdu « patte » et me suis étiré un muscle. Alain m’a bien massé les jours suivants, je me suis rétabli.

  • FÉVRIER 2013

    Savez-vous ce que j’aime chez mon maître, c’est toutes les attentions qu’il a pour moi et les jeux qu’il invente. Par exemple, quand il rentre du travail, il joue à me chercher dans la maison. J’ai beau le suivre, je suis juste derrière lui, mais il ne s’en rend même pas compte. Il n’a vraiment pas un sens de l’odorat bien développé ! Mais à l’entendre rire quand, soudainement, il se tourne pour me trouver, je devine qu’il s’est bien moqué de moi encore une fois ! Un autre jeu que j’aime beaucoup, c’est la course du premier qui va arriver à la porte avant. Il me met dehors par la porte-patio arrière et là, il me lance : « Va en avant ! », alors, à toute vitesse, je contourne la maison, me précipite à la porte avant et j’arrive toujours le premier ! C’est fou la complicité et la confiance qu’on a développées ensemble. Vous n’imaginez pas le nombre de mots, de gestes et d’attitudes que nous les chiens on comprend. On a l’air de dormir, mais on écoute quand même ! Alain sait très bien que certains mots sont magiques pour moi, comme : « On va se promener ? ». Je crois que le bonheur que ça provoque chez moi est contagieux, car bien que la journée soit pluvieuse, j’arrive à le faire sourire quand même.

    L’autre jour, il m’a dit ceci : « Comment j’arriverais à me passer de toi, j’ai beau être complètement absorbé dans mon travail, tu viens glisser ton museau humide sur mes genoux sans que j’y prête attention, tu ne bouges pas, tu restes attentif à ma main gauche et je finis toujours par la poser sur ta tête pour te caresser. Je n’arrive pas à résister ! » Et bien, moi non plus, je n’arrive pas à m’habituer à ces moments de bonheur !

    J’ai un scoop pour vous, j’ai entendu dire qu’il se préparait un autre gros party de chiens au mois de juin prochain !

  • MARS 2013

    Voici la belle histoire que j’ai reçue de Nelly, un labrador chocolat : «De temps en temps mes maîtres gardent leur petit fils Renaud qui a onze mois. Je ne sais pas quel nom donner à mon lien de parenté avec Renaud; c'est peut-être un cousin ! J'aime bien ce petit garçon, il se déplace très rapidement à quatre pattes, comme moi, mais je suis quand même plus rapide que lui. Quand je m'approche de Renaud pour le lécher, il goûte tellement bon, mon maître m'ordonne de m'éloigner, ça me déçoit un peu. Je comprends qu'il faut être prudent parce qu'on ne sait jamais quelles surprises ces petits monstres peuvent vous faire; comme mettre son doigt dans mon museau, me tirer les oreilles ou la queue. Je dois avouer qu'il me rend un peu nerveux et un peu jaloux, parce que mes maîtres jouent beaucoup avec lui et je suis mis de côté; moi qui aime tellement jouer avec mes maîtres. Je suis toujours heureux quand Renaud arrive chez moi, mais quel soulagement quand il repart, car je suis épuisé. Que c'est bon de relaxer dans le calme, sur le dos, les quatre pattes en l'air, après le départ de Renaud. »

    Merci Nelly, j’espère te rencontrer pour le gros party du 8 juin prochain, tu peux même emmener ton maître!

  • AVRIL 2013

    Mon voisin, Pepper, un épagneul noir âgé de 9 ans est maintenant devenu mon ami. Je vous raconte. Je ne croyais pas un jour que j’aurais à jouer le baby-sitter, mais mon maître a accepté qu’on prenne Pepper, alors que ses maîtres se faisaient dorer la couenne au Mexique. Il y a beaucoup de choses que mon maître m’a apprises sur les bonnes manières et qui m’ont toujours bien servi. Mais là, il y a eu cet événement où j’ai perdu le contrôle. Au moment du repas, il avait prévu 2 plats, un pour Pepper, notre invité, et l’autre pour moi; mais au moment de déposer les plats, il s’est jeté sur le mien ! Un instant, là, je veux bien partager mes jouets, mon endroit où j’aime bien dormir, mais là, pas ma bouffe ! Je lui ai montré les crocs et lui  m’a montré les siens, la tension a monté jusqu’au moment où Alain est intervenu en montrant « les siens ». J’étais certain qu’Alain était pour être de mon côté, mais non, nous avons eu droit à tout un sermon ! J’avais beau lui faire les yeux doux et déposer ma tête sur sa cuisse; Pepper, lui, essayait de l’amadouer en lui mettant sa patte sur sa poitrine; mais Alain restait d’un froid glacial. On a très bien compris que ça ne lui avait pas plu notre confrontation et qu’on n’avait pas à faire la loi. C’est la maison d’Alain ici, il est capable d’être d’une extrême gentillesse, mais il ne tolère pas qu’on se provoque jusqu’à chercher la bataille. Le reste de la semaine s’est super bien déroulée et au retour de leurs vacances, nous avons eu droit à des gâteries des maîtres de Pepper. Croyez-vous que l’un de nous a essayé de voler les gâteries de l’autre et risqué de décevoir Alain ? Maintenant Pepper et moi sommes amis, et il vient gratter à la porte pour que je sorte jouer avec lui. Si nous, entre chiens, nous convenons de certaines règles, avec les humains, il y en a d’autres qu’on doit respecter pour garder une harmonie !

    P.S. : Un toit pour moi 2013, c’est le cocktail-encan au profit de la SPCALL et de mes amis à 4 pattes le samedi 4 mai prochain. Procurez-vous vos billets en appelant au 819-326-4059 ou www.spcall.ca. Ainsi vous aiderez à soigner mes amis abandonnés et à leur trouver une nouvelle famille.

  • MAI 2013

    Une histoire de chasse à l’orignal, ça vous amuserait ? Et bien, c’est une vraie histoire celle-là, mais pas de chasse par contre. Ça eut lieu en avril dernier; c’est Falco, le berger de Maremme qui me l’a racontée. Falco vit avec ses moutons et tous les jours, sa maîtresse vient le voir et ils en profitent pour faire le tour du champ. « Mes moutons restent à la bergerie en hiver, ils n’ont pas accès au champ, mais moi, oui. Alors qu’on faisait notre promenade quotidienne qui commence en longeant le ruisseau, j’ai senti une forte odeur qui m’attirait vers le haut de la colline, au même moment, ma maîtresse s’est arrêtée et a vu au sol des traces d’orignal. Le sentier était trop inondé pour continuer de l’avant, on a alors rebroussé chemin pour monter au champ par un autre accès. Mais j’avais bien senti quelque chose qui m’était inconnu. Je connais l’odeur que laisse le porc-épic, la marmotte, le chat ou le chevreuil, mais cette odeur-là m’intriguait. Dommage qu’on change de direction ! Mais une fois en haut dans le champ, j’avais bien envie de retrouver la trace de cette odeur et c’est ce que j’ai fait. Quand ma maîtresse l’a aperçu, elle a cru à une grosse branche prise dans la clôture, mais mon comportement lui faisait comprendre que ça devait être autre chose. En s’approchant, elle comprit que c’était la patte de l’orignal qu’elle avait prise pour une branche. L’orignal, en essayant de sauter par dessus la clôture de broche s’était plutôt coincé la patte arrière dans celle-ci. Il était étendu de tout son long au sol, complètement immobilisé. Un téléphone aux agents de la faune a permis de libérer et de transporter l’orignal sur un autre territoire plus sécuritaire pour celui-ci. Mais moi, si un autre de ses congénères passait par ici, j’ai le souvenir précis de cette odeur.

    Ah oui, j’ai entendu Alain prendre rendez-vous pour moi au salon de toilettage, je crois bien qu’il trame quelque chose pour le 8 juin, comme un autre gros party de chiens !

  • JUIN 2013

    La journée qui a précédé le gros party de chiens, j’étais sur le terrain avec quelques amis à courir dans les herbes hautes du champ et, conséquemment, à me secouer abondamment tellement j’étais trempé. Pendant ce temps, mon ami Alain et ses amis installaient les gazebos et plantaient les piquets, eux, tous couverts de leur imperméable car la journée était pluvieuse. Eux, ils ne connaissent pas le principe de se secouer, et pourtant, c’est drôlement efficace ! Bon, je dois avouer que mes escapades dans la boue ont moins plu à Alain, car vers quatre heures, y’a Jess, la toiletteuse qui est venue me chercher pour un grand nettoyage.

    Le lendemain, la journée du gros party de chiens, j’ai retrouvé des vieux copains de l’an passé qui étaient venus travailler sur les moutons. Mais voilà que plusieurs de mes amis ont été invités à évaluer leur habileté à déplacer les moutons eux aussi. Je peux vous dire, pour avoir essayer, que c’est pas évident; ça peut avoir la tête dure un mouton ! J’ai d’autres de mes congénères qui sont allés s’amuser sur le parcours d’agilité. Némo n’a pas beaucoup aimé l’idée de rentrer dans le tunnel; le slalom, ça l’a étourdi un peu, mais les sauts, elle aimait bien ! Ma grande surprise de la journée, ça été Oslo qui dansait avec Geneviève sur un tango. Qu’est-ce qu’ils étaient bons ! Le lendemain, Alain a voulu me faire danser. Moi, j’aime mieux poser devant la caméra et chanter ! Mais même si Alain aurait bien aimé danser avec moi, il ne faut pas lui demander  de chanter. Il n’a pas l’oreille musicale quand il s’agit de hurler.

  • JUILLET 2013

    Y’a Kandie et Charleau qui m’ont envoyé un petit mot pour me dire à quel point ils sont heureux avec leur maîtresse et qu’ils trouvent que mon Alain a l'air très gentil à mon égard et aussi très généreux de son temps. C’est vrai qu’il m’en donne du temps : en plus des longues promenades, il prend le temps de répondre à mes courriels ! En parlant de gens généreux, j’ai aussi reçu un message de Pascale qui m’a envoyé la photo de Bahia et Bassan. Alain m’a expliqué que ces deux labradors sont à la retraite, car ils ont travaillé plusieurs années pour Mira. Je trouve qu’ils ont une allure de « grands sages » !

    Si, un jour, j’avais l’occasion de les rencontrer, j’aimerais bien qu’ils me racontent à quoi ressemblait leur journée. Ils avaient toute une responsabilité comme chien guide !

    J’ai déjà accompagné Alain à la SPCA de Sainte-Agathe. Je l’attendais dans l’auto, mais j’entendais toute cette meute dont les jappements exprimaient leur inquiétude et leur désarroi. Je m’imagine mal passer des journées à attendre qu’on vienne me chercher ! Quand on fait des promenades, Alain s’arrête souvent pour parler (ça, vous le saviez !), mais quelquefois, les personnes s’adressent directement à moi et une personne m’a dit : «J’avais un chien avant, mais je n’ai pas pu le garder, je n’avais pas assez de temps à lui donner. Mais toi, je te garderais bien, tu as l’air bien mignon ! » Moi, je pense que je finirais quand même par aboutir à la SPCA avec un maître comme ça ! L’autre fois, Alain a interpellé un marcheur qui criait et tirait après son chien et lui a dit : « Imagine-toi que c’est toi au bout de la laisse, c’est comme ça que tu voudrais être éduqué ? » Moi, je pense qu’il y a des gens qui ont un chien pour de bien mauvaises raisons ! Alain a toujours cru que c’était lui qui m’avait choisi, je pense plutôt que c’est moi. Je sentais qu’il était prêt !

  • AOÛT 2013

    Quand on sonne à la porte, nous les chiens, on réagit et c’est normal. Les bruits et les odeurs, on les repère bien avant l’humain. Il y en a parmi nous qui aboient toujours, ou encore sautent sur les gens et d’autres qui urinent par terre, c’est qu’ils sont contents ou qu’ils ont peur. Moi, j’aboie pour dire à mon maître qu’il y a une personne à la porte, et Alain apprécie que je le fasse. Viennent ensuite les présentations, et si c’est un ami, alors je m’approche pour le sentir. Et si c’est un ami des chiens, alors là, je réclame quelques caresses!

    Moi, c’est dans ma nature de rester sur mes gardes. Mon territoire est important et j’ai tendance à le protéger. Alain me rassure s’il voit que je m’inquiète. Ce n’est pas toujours évident de comprendre les émotions des humains. Quand ils rient et parlent fort, je détecte parfois de l’agressivité ou de l’insécurité de leur part, mais ce n’est pas toujours le cas. Je reste à l’écoute d’Alain et aux signes qu’il pourrait me faire.

    J’ai un ami chien qui n’aime pas se faire regarder droit dans les yeux. Il l’interprète comme une provocation. Moi, quand je le croise, j’évite de le faire et ça m’a permis d’avoir une belle relation avec lui. Mais comme il est tout petit, les gens ont tendance à le percevoir comme un «p’tit toutou» qu’il faut protéger. Pourtant, les gens le provoquent continuellement et il est devenu très nerveux et se cache continuellement en leur présence.

    P. S. Pour les invités : laissez-nous vous sentir avant de nous faire des caresses, nous les chiens c’est comme ça qu’on aime les présentations.

  • SEPTEMBRE 2013

    Je suis content, ce mois-ci, c’est mon anniversaire. J’ai maintenant 6 ans de vie de chien, ce qui correspond d’après mon poids et ma grandeur, à l’âge de mon maître, Alain. À le voir aller, on voit bien qu’il a gardé la forme et conséquemment j’en profite; on en marche un coup ! Mais je ne me plains pas, c’est tout à fait moi ça d’aller à la découverte de nouvelles odeurs alors qu’Alain va à la rencontre des gens.

    Souvent, lors de nos promenades, on voit des chiens qui restent probablement toute la journée assis sur leur balcon. La plupart du temps, quand on passe, ils se mettent à aboyer. C’est bien dommage, parce que ça embête les gens quand ils aboient comme ça. Alain, lui, dit que tous les chiens ont besoin d’exercice pour rester à la fois physiquement et psychologiquement sains et que si tous les chiens avaient l’occasion d’aller faire une promenade, on ne les entendrait pas aboyer à longueur de journée. Je suis assez d’accord avec lui, mais je me demande si ce n’est pas aussi parce que si tous ces propriétaires marchaient avec leur chien, Alain se ferait plein d’autres amis ! Mes congénères aboient pour différentes raisons et c’est dommage quand l’humain ne comprend pas ce qu’ils essaient dire. On aboie parce qu’on est excité, parce qu’on a peur ou qu’on est anxieux, d’autres fois parce qu’on est frustré; ce n’est pas du tout le même aboiement. Moi j’ai appris beaucoup de mots d’humain avec Alain et j’aime bien ça quand il m’en apprend d’autres. Par exemple, quand j’étais jeune et que je croisais un écureuil, je m’excitais beaucoup et j’aboyais. Il m’a dit : «Ça suffit, Porto». J’ai compris que le ça suffit, c’est bon aussi pour les ratons laveurs et les mouffettes et je reste discret et reviens au pied d’Alain. Si moi je peux apprendre des mots, je crois bien que l’humain peut apprendre ce qu’on essaie de dire en aboyant !

    P.S. : Maintenant, je comprends  pourquoi mon maître a un grand sourire quand les gens disent que je suis encore jeune !

    Le 29 septembre prochain, je serai au parc du Bois de Belle-Rivière, à Mirabel, pour la marche Les Pattes de l’espoir. Dites à votre maître que vous aimeriez venir marcher, vous aussi ! www.pattesdelespoir.ca

  • OCTOBRE 2013

    J’adore l’automne, sa fraîcheur, toutes ses odeurs dissimulées sous les feuilles de couleurs et les grandes randonnées. Parlant randonnée, nous avons été invités, à titre d’ambassadeur, pour la marche Les pattes de l’espoir à Mirabel. C’était au parc du Bois de Belle-Rivière et c’est un endroit magnifique pour marcher. Il y avait beaucoup de monde et beaucoup de chiens aussi, des petits, des moyens et des gros; une meute de près de 200 chiens. Mon maître a fait remarquer à ses amis que lorsqu’on est aussi nombreux, nous les chiens, on s’intéresse un peu plus à nos congénères qu’à nos maîtres. Je peux vous dire que certains étaient très heureux d’être là, prêts à jouer et à courir, mais d’autres peuvent devenir très nerveux dans une meute aussi importante. Heureusement qu’on était là pour marcher : la marche, ça calme les ardeurs de certains et ça rassurent ceux qui se sentaient coincés parmi les autres. Mais vous n’imaginez pas la quantité d’odeurs qui flottaient dans l’air durant cette promenade, vous qui n’avez que deux petites narines pas très expressives. À voir les museaux qui se faisaient aller au cours de la promenade, on en aurait long à vous raconter, nous les chiens ! À notre retour, nous avons eu droit à une démonstration d’un chien qui doit repérer des stupéfiants parmi plusieurs boîtes fermées dans lesquelles se trouvaient différentes choses, dont des restants de table. Son maître était un peu déçu de voir que son chien s’arrêtait à cette boîte plutôt qu’à celle qui contenait l’odeur des stupéfiants. Moi, je le comprends. Quand tu es devant plus de 30 chiens qui ont eux aussi senti la nourriture, tu commences par régler ce petit problème; après, tu peux travailler !

  • NOVEMBRE 2013

    Good Morning, les Laurentides ! Oui, la neige et les jours plus froids sont arrivés; c’est une joie d’être à l’extérieur pour se rouler dans la neige, s’y étendre et de se laisser dorer au soleil. C’est vrai que j’apprécie ma fourrure pour me garder au chaud en hiver, mais il y a quand même quelques inconvénients. Quand la neige s’accumule entre les coussins de mes pattes, ça rend la promenade bien désagréable. Moi, marcher avec des talons hauts, ce n’est pas mon style ! Comme je dois m’arrêter constamment pour enlever ces boules glacées, je n’ai plus de temps pour faire mes salutations d’usage… et comme je suis coquet (je tiens ça d’Alain !), je ne trouve pas la pose très élégante. Et, il y a autre chose aussi, il y a toute cette neige qui s’accroche aux poils de mon ventre et de mes pattes arrière… alors quand j’entre dans la maison, ça fait toute une flaque d’eau sur le plancher quand ça fond !

    À m’entendre chialer comme ça on pourrait me dire, « ben va te falloir une veste et des mitaines pour tes petites engelures, mon Porto ! ». Hey ! Écoutez, je suis pas moumoune, c’est juste que je souhaite avoir du plaisir comme tout le monde, alorrrs…

    Ok, pour certains de mes congénères, il faut prendre certaines précautions. Les engelures, le sel, la glace entre les coussins de pattes, puis, on peut aussi glisser et s’étirer un muscle; cela fait aussi partie de l’hiver. Pour les plus petits, il y a des manteaux pour les garder au chaud. Mais pour les grands chiens comme moi, on peut retenir les bottillons, ou encore me couper les poils qui seraient trop longs entre les coussins. Quant à mon manteau de neige qui fond sur le plancher, et bien, Alain, il devra faire avec et sacrifier une belle serviette qu’il enverra ensuite dans la laveuse.

    PS : Question de changements d’heures, croyez-vous qu’on a vu une différence, nous les chiens ? L’important, c’est le moment présent, de vous voir heureux et de nous rendre heureux !

    Eh, Némo, guéris vite ton orteil cassé pour qu’on puisse jouer ensemble.

  • DÉCEMBRE 2013

    Oui, c'est bien moi à 2 mois et demi, vous comprenez pourquoi Alain n’a pas résisté ! Je ne me souviens pas précisément de mon premier Noël, mais Alain m’a raconté que j'étais attiré par les lumières de couleurs dans le sapin. Et il y avait les boules et le papier d'emballage et mon premier cadeau : c’était un petit singe en peluche avec lequel j'ai joué une seule soirée, car je l’avais tout détruit. Je me suis même étouffé avec, mais maintenant, ça n’arrive plus, rassurez-vous, je suis plus mature.

    Mais, il y avait mieux que les jouets à Noël, il y avait le buffet ! Alors, imaginez dans une soirée bondée de monde ! Comme j’étais un mignon chiot, je faisais le tour de tout ce beau monde pour faire connaissance. Il suffisait que je batte un peu de la queue et que je tourne la tête de côté, les humains ne résistaient jamais et me donnaient plein de gâteries qui venaient de leur assiette. Bon, Alain n’était pas du tout d’accord, mais alors qu’il était à expliquer à l’un de ne pas me donner de nourriture, je me déplaçais assez vite vers les autres et réussissais à m’en faire offrir encore. Quelle générosité !

    Alain se souvient surtout du lendemain, alors que lui était à soigner son mal de tête, il devait me suivre à la trace pour ramasser tout ce que je n’arrivais pas à digérer… et croyez-moi, c’était à mon tour d’être généreux !

    Aujourd’hui, Alain peut m’amener à toutes les fêtes et je me fais un plaisir de le suivre. Lorsque quelqu’un veut m’offrir une gâterie, je n’ai qu’à regarder en direction d’Alain pour savoir si je dois l’accepter. Le plus beau cadeau qu’il a pu me faire, c’est qu’il m’a donné sa confiance.

    Joyeux Noël et bonne année 2014 à tous !

  • JANVIER 2014

    Les fêtes de Noël sont terminées. Alain et moi avons fait belle impression dans les rencontres. J’ai eu droit à plein de caresses et Alain a reçu plusieurs compliments (lui, il n’a pas le droit aux caresses, je ne comprends pas; c’est probablement qu’il n’a pas une fourrure aussi douce que la mienne !). Comme toujours, il y va de ses conseils et il me fait bien rire quand il explique qu’il faut penser à choisir un chien d'été ou un chien d'hiver. J’ai plutôt l’impression d’être le « modèle quatre saisons », moi !

    Il a eu une longue discussion sur le chien dominant dans une meute. Il a expliqué que trop souvent, les humains interprètent bien mal nos comportements. Il suffit d’un grognement pour que nous soyons classés agressifs. Nos rapports sont ponctués de signes que nous envoyons à nos congénères et trop souvent les humains ne savent pas les lire. Moi, par exemple, alors qu’il n’est pas question que je laisse Pepper approcher de ma gamelle, je laisse volontiers Némo le faire. Je peux être dominant dans certaines situations et pas dans d’autres, avec tel chien et pas d’autres… Un bon leader n’impose pas, il est suivi de façon volontaire par les autres et je suis d’accord avec lui.

    Il arrive souvent, lors de promenades, qu’Alain rie de moi alors qu’il me lance des boules de neige. Il croit que je ne suis pas très futé quand je rentre ma tête dans la neige comme pour la chercher. Moi, je sens toutes les souris et les mulots qui se promènent en dessous et je profite de l’occasion pour nettoyer mon museau des poussières du foyer de la maison.

    P.S.: Dans ma chronique de novembre, j’ai bien fait rire de moi avec ma difficulté de marcher avec des «talons hauts», mais toi Alain, avec la glace partout, tu aurais eu avantage à mettre des crampons à tes bottes. J'ai trouvé ça long deux jours sans promenade parce que tu as fait une chute qui t’a immobilisé au lit !

  • FÉVRIER 2014

    Je suis certain que vous vous dites que je fais une belle vie de chien ! Aujourd’hui, à 6 ans je suis plus mature; quand j’étais plus jeune, j’étais naïf et bien sûr qu’Alain a dû souvent répéter pour que je puisse apprendre tout ce que je sais maintenant. Comme il me dit, la première fois qu’on frappe une balle au golf, on ne fait pas un trou d’un coup, c’est de répéter les mêmes mouvements avec plaisir qui fait qu’on y arrive. Mais sa patience, sa douceur et le plaisir qu’il a quand il veut m’apprendre quelque chose de nouveau m’ont toujours permis de réussir. Moi aussi j’ai dû être patient avec lui, je vous raconte : un jour, je lui apporte un jouet pour qu’il me le lance. Alors que je suis là, tout concentré afin de m’assurer de la trajectoire que prendra le jouet, il me baragouine tout une série de mots nouveaux : « Tu ne bouges pas de là, je vais aller cacher le jouet ». Il me flanque là, et quitte la pièce avec mon jouet. Je vois bien qu’il n’a rien compris du jeu, alors je décide de le suivre. Mais il se retourne et me dit : « Tu n’as pas compris Porto, tu ne bouges pas de là ! », et il me fait un signe de la main, le même signe lorsqu’il me demande de l’attendre devant le dépanneur. Ah, ça je connais! Alors je m’assis aussitôt. Il semble satisfait, il quitte la pièce quelques secondes et revient les mains vides. Mais à quoi il veut bien jouer, voilà qu’il a oublié le jouet qu’il devait me lancer. Il est comme ça Alain, il perd mon jouet et là il a besoin de moi pour le retrouver. Heureusement que j’ai un odorat infaillible pour tout retrouver, sinon c’est tout un budget de jouets qui y passerait au nombre qu’il a égaré depuis les cinq dernières années!

    Alain adore cuisiner et moi j’adore ces fausses manœuvres qui font en sorte que quelques morceaux tombent sur le plancher. Mon enthousiasme me rendait un peu trop présent dans la cuisine, j’étais carrément dans ses jambes et ça le déconcentrait. J’ai appris à lui laisser plus d’espace, à garder mes distances au risque de ne pas pouvoir récupérer les « maladresses » qui échoueraient au sol. Mais à mon grand étonnement, ça n’a pas eu d’incidence, y’a toujours quelques morceaux qui se rendent jusqu’à moi, même les bouts d’oignons que je n’apprécie pas du tout.

    P.S:  la patience est une vertu qui s’apprend avec l’âge, croyez-moi, j’ai très hâte a la saison du BBQ.

  • MARS 2014

    Je dois bien faire 70 lb et je peux avoir l’air impressionnant avec ma grosse fourrure, mais quand arrive un nouveau chien qui fait à peine 10 lb, vous seriez étonné comme je sais ne pas être menaçant. Mais faut savoir que Ti-Gars (c’est le nom du bichon maltais) a beaucoup d’assurance et ce n’est pas parce qu’il n’a pas eu la vie facile avant que Guy le prenne en charge (lui, c’est l’ami humain d’Alain !), qu’il avait perdu sa sociabilité. Si les humains utilisent surtout la parole pour exprimer leurs humeurs, nous les chiens, c’est avec notre corps qu’on donne des signes à l’autre. Quand je détourne la tête, j’indique à l’autre que je ne veux pas de problèmes, mais si au contraire je le fixe droit dans les yeux, c’est que je le mets au défi. Alain, lui me met au défi quand il prononce le mot « nonosse » et en offre seulement à Ti-Gars. Pour ces petites choses, je deviens soudainement gourmand. C’est peut-être à cause du ton sur lequel il dit le mot «nonosse», car je deviens très attentif et prêt à faire toutes les pitreries. Pour cette fois, je me suis tenu à l’écart et j’ai observé Ti-Gars. Heureusement, il ne sait pas tourner la tête de côté comme moi, ce qui, je sais, m’a toujours rendu irrésistible. Alors, allez donc savoir ce qui a charmé Alain, il lui a tout de même donné le «nonosse» ?

    P.S.: En allant nous promener, Alain et moi, on a trouvé un bien bel endroit pour faire le prochain gros party de chiens; on vous en parle bientôt !

  • AVRIL 2014

    À chaque promenade, ces jours-ci, le paysage change complètement ! Le gros banc de neige sur lequel je faisais mon pipi a tout fondu. Alors, il faut que je me trouve un nouvel endroit. Moi, ça me cause un problème, car j’aime bien garder ma routine. Il y avait le bac à fleurs de ma voisine qui se cachait sous la neige, alors j’ai pensé que ça pourrait très bien être là maintenant. Ça n’a pas du tout plu à la voisine et c’est Alain qui a eu droit à toutes ces jérémiades. Maintenant, quand on sort de la maison, nous faisons un léger détour, moi pour éviter la ten-tation et Alain pour se dispenser de nouvelles dicussions avec la voisine.

    Quand on arrive au parc, il y a là aussi un drôle de phénomène qui s’est produit avec la fonte de la neige. C’est comme si tous mes congénères étaient venus faire leur besoin en même temps... le sol est tapissé d’excréments. Je ne sais plus où poser les pattes et encore moins trouver un endroit pour me soulager. Mais Alain avait l’air encore plus contrarié que moi. J’avais toujours remarqué qu’il ramassait mes excréments avec son petit sac; peut-être qu’il fait une collection ? Je crois que, soudain, il réalisait que quelqu’un d’autre avait abandonné toute sa collection dans le parc !

    Même si moi j’aime bien les nouvelles odeurs qu’amène le printemps, je crois que pour les prochaines promenades, on va éviter cet endroit parce qu’Alain a décidé de mettre ses souliers de course au lieu de ses bottes d’hiver.  On va faire du trottoir !

    P.S.: Maintenant que c’est décidé que le 14 juin on faisait un gros party de chiens, y’a nos amis de la SPCALL qui se joignent à nous, j’espère que vous viendrez aussi !

  • MAI 2014

    Le ménage du printemps sur le terrain, c’est Alain qui le fait, moi je m’installe à l’ombre et je le regarde avec son râteau me faire un bel espace tout propre. Alors qu’il termine son travail, un gros chien noir s’est amèné sur deux pattes, traînant sa maîtresse derrière. Elle aurait bien aimé le ralentir, mais elle n’en avait pas la force. Alain m’a demandé de rester couché et il s’est avancé vers eux. Il lui a demandé d’arrêter de tirer ainsi sur la laisse et de laisser son chien me saluer. Ça, c’est la partie que je maîtrise très bien, les salutations, et ce n’est pas parce que l’autre se précipitait sur moi que j’ai perdu mon sang froid. C’est à ce moment-là qu’Alain s’est aperçu que le chien portait un collier étrangleur avec de longs pics. Même si je sais que ça le révolte, qu’on utilise de tels colliers sur un chien, Alain, tout comme moi, a gardé son calme pour expliquer à la dame qu’elle n’avait, à l’évidence, aucun succès avec ce collier. Alors qu’il discutait avec elle, j’en ai profité pour jouer avec le nouveau venu, qui avait plein d’énergie à dépenser. Je crois que nous allons nous revoir bientôt, car Alain a offert à la dame de l’accompagner lors d’une prochaine promenade. Elle était enchantée et a promis à Alain de ne pas mettre le collier étrangleur. Heureusement que nous les chiens ne sommes pas rancuniers !

    P.S. : Alain a passé ce commentaire l’autre jour au sujet d’un ruban jaune qu’il n’aurait jamais besoin de mettre sur ma laisse. Je n’ai rien compris, mais je crois qu’il y a une explication sur le site Internet.

  • JUIN 2014

    Pas tellement loin de chez-moi, il y a une colline où Alain m’amène pour la promenade. J’adore cet endroit qui est toujours rempli d’odeurs nouvelles. Alain trouve que la côte est plutôt abrupte et rechigne un peu quand il fait chaud, mais, moi, je trouve que ça vaut quand même la peine d’y aller. Je me suis souvent demandé s’il essayait à quatre pattes, il serait moins essouflé ? La dernière fois, on a rencontré un drôle d’animal. J’ai cru que c’était un chat, car il a grimpé dans l’arbre à mon arrivée. J’ai beaucoup d’amis chats, mais aucun avec une telle queue et avec un joli masque comme celui d’un voleur. Alain m’a demandé de garder mes distances : « Je suis pas certain que ce raton laveur veuille être ton ami ! », qu’il m’a dit. À notre retour, on est passé près du ruisseau. J’ai fait les yeux doux à Alain, c’est ma façon de lui demander la permission de m’y baigner. À mon grand étonnement, il m’a dit que je pouvais y aller. Et une baignade pour moi, ça se termine avec une couple de « tonneaux » dans la belle terre noire. Alain s’est éclaté de rire : « Une chance que tu as un rendez-vous chez la toiletteuse. » Ah, voilà pourquoi il m’a laissé faire, il avait tout prévu. Il voulait que je sois prêt pour la grande fête du 14 juin au Mont-Habitant avec tous mes amis chiens ! Mais entre vous et moi, c’est loin d’être une punition de passer chez la toiletteuse.

  • JUILLET 2014

    Le 14 juin dernier, au Mont-Habitant, à la journée canine de Wouf Laurentides, j’ai rencontré des chiens de toutes les grosseurs, de toutes les couleurs, de très jeunes ou de très vieux, des mâles ou des femelles, certains très enjoués ou, au contraire, plutôt anxieux, mais un nombre incalculable de chiens heureux avec leur maître. Plusieurs se laissaient sentir, d’autres se cachaient, et ils y avaient ceux qui se ruaient sur moi sans tenir compte des salutations d’usage. Et tout comme Alain, j’étais ébahi de voir autant de chiens et d’humains se côtoyer dans la joie, sourire et battement de queues à l’appui. Il y avait, sur la laisse de certains d’entre eux, un ruban jaune. J’étais curieux de savoir pourquoi et c’est alors qu’Alain a expliqué à une dame que ce ruban indiquait que ce chien avait besoin d’espace et qu’il fallait accepter de garder ses distances avec lui. C’est bien vrai que certains de mes congénères ont de la difficulté à rester calme lorsqu’on se précipite sur eux, qu’ils se sentent agressés et répondent par des grognements. Si ceux-ci ne sont pas compris par l’autre, ça risque de se transformer en querelle. D’autres encore ne sont que des chiots et ne sont pas prêts à faire autant de rencontres. J’ai trouvé l’idée très bonne, c’est bien de se donner un code. À bien y penser, il y a des situations où je demanderais à certains humains de le porter ce ruban jaune !

    Retrouvez-moi sur ma page FaceBook Porto le chien qui parle. Envoyez-moi vos photos et vos histoires.

  • AOÛT 2014

    Alain a sorti ses outils pour refaire le patio, et moi, comme je suis curieux, j’ai besoin de les sentir les uns après les autres. Je suis comme ça, quand je ne connais pas quelque chose, je dois aller le sentir ! Mais, ça n’a pas été une bonne idée. Alain m’a demandé d’aller me coucher à l’ombre pour le laisser travailler. Il a pris une longue planche et en deux secondes, il l’a coupé en deux avec sa scie. Quand je pense que moi, ça m’aurait pris plus d’une heure en la grugeant pour réussir ça, j’étais impressionné ! Il y avait plein de sciure de bois par terre, et je n’ai pas pu résister à y goûter. Je peux vous dire que rien ne bat une bonne branche bien choisie dans le sous-bois, car la sciure de bois, ça colle au palais !

    Après les travaux sur le patio, on est allé au dépanneur du coin prendre des rafraîchissements. Jack nous attendait, il était attaché au soleil, la langue pendante. C’est un berger allemand de six mois. Alain s’est dirigé vers lui et s’est mis devant pour le protéger du soleil. Quand son maître est sorti, il lui a expliqué qu’un chien peut ressentir jusqu’à 10 degrés de plus et qu’il aurait été mieux de le laisser à l’ombre. Son maître a expliqué qu’il l’avait mis à cet endroit afin de bien le voir de l’intérieur du dépanneur afin de le surveiller. Alain lui a proposé de mettre un ruban jaune sur sa laisse qui indiquerait aux gens de ne pas l’approcher pour ne pas l’exciter. Ce n’est pas encore bien connu ni utilisé, le ruban jaune, mais petit à petit, de plus en plus de personnes comprendront. De retour à la maison, on s’est installé sur le beau patio neuf à l’odeur de bois fraîchement coupé !

  • SEPTEMBRE 2014

    Quand Alain s’habille, je peux deviner s’il s’en va au travail ou s’il va m’amener faire une promenade. Il a des habitudes avant la promenade : il prend le temps de me brosser pour que je sois à mon meilleur. C’est drôle qu’il ne prenne pas le temps de faire la même chose pour lui, je veux bien lui prêter ma brosse ! Mais je sais aussi, quand c’est une promenade, si c’est aux alentours ou si on va prendre la voiture pour aller ailleurs. Il y a des indices : si la promenade est sur le terrain, il ne prend pas ma laisse, mais si on sort en voiture, alors là ça demande beaucoup plus de préparation !

    C’est comme la fois où il a préparé les bouteilles d’eau, quelques gâteries, mon collier et ma laisse qu’il a mis dans un sac à dos. On était allé à Mirabel, au parc du Bois de Belle-Rivière. Il y avait là plein d’amis canins accompagnés de leur maître avec leur sac à dos, eux aussi. Alain était très fier de voir autant de gens marcher pour Les pattes de l’espoir. Il m’a expliqué que toutes ces personnes ramassaient ainsi des sous pour la Société canadienne du cancer. J’ai eu beau observer tout ce monde pendant qu’on marchait, je ne les ai pas vus ramasser quoi que ce soit par terre. Peut-être qu’ils auraient du demander un coup de main à leur ami canin !

    Le 28 septembre prochain, c’est un rendez-vous au parc du Bois de Belle-Rivière, à Mirabel, inscrivez-vous, c’est pour une bonne cause! www.pattesdelespoir.ca

  • OCTOBRE 2014

    Le téléphone sonne, Alain répond : « Oui ! Oui ! Bonne idée, super excitant ! » Moi ça ne me donne pas beaucoup d’indices sur ce qui m’attend, mais lorsque, quelques minutes plus tard une voiture arrive et qu’à bord se trouvent mes deux amis Jules et Némo, croyez-moi, je n’hésite pas longtemps à y grimper même si j’y suis à l’étroit. Heureusement, la route est courte et nous arrivons au bord d'un super lac avec un quai et tout… Moi, allez nager dans un lac, je peux difficilement résister ! Némo, elle, est partie à toute vitesse et a plongé au bout du quai sans aucune hésitation, alors que Jules a préféré y aller une patte à la fois à la recherche de petits poissons qu'il n'attrape jamais. Il ne restait que moi ! Mais, encore faut-il que j’aie la permission, alors j’ai regardé Alain, il était à la recherche d’un bâton et j’ai tout de suite compris qu’il allait le lancer au loin dans le lac; quel bonheur ! La concurrence avec Némo est injuste, elle prend bien trop d’avance en s’élançant du bout du quai. Mais heureusement que des bâtons, il n’y en a pas qu’un seul. Qu’est-ce que c’est agréable de nager et de sentir flotter dans l’eau ! Bon, évidemment, pour Alain ça voulait dire qu’au retour à la maison, il a fallu me sécher et me brosser longuement… ça l’a occupé toute la soirée, mais je ne m’en plains pas, car j’adore ça !

  • NOVEMBRE 2014

    Ah, le mois de novembre ! Avec sa pluie qui nous confine à l’intérieur, je me sens en cage. Quand Alain sort, il me laisse libre dans la maison, car je ne fais pas de dégâts. J’ai un ami, Crédo, quand son maître quitte la maison, il le met dans une cage. Mais ça ne le rend pas malheureux, c’est lui même qui me l’a dit. S'il est libre, il ne peut pas s’empêcher de courir d’une fenêtre à l’autre en jappant. Et plus il jappe, plus il devient nerveux, alors que dans sa cage il reste calme. Crédo m’a expliqué que garder la maison, ça l'angoisse, c'est une trop grosse responsabilité pour lui. Alors maintenant, que son maître ferme ou non la porte de sa cage, il reste à l’intérieur, et là il se sent en sécurité, bien installé sur son coussin, dans sa « maison ».

    Bien sûr que la cage doit être appropriée à la grosseur du chien, moi, c’est pas que je suis gros, comme dirait le maître d'Idéfix, c’est que je prends beaucoup de place. J'aime bien quand Alain va se coucher, je vais m’étendre au pied du lit. Quand il dort, je vais m’installer entre la cage d'Alain et la porte d’entrée, pour sa protection. Nous les chiens, nous avons aussi des personnalités différentes.

    Quand Alain passe trop de temps à l’intérieur, il se met à parler à la télévision, surtout lorsqu'il écoute une partie de hockey. Je ne vois pas ce qui le passionne autant, au point de s’exclamer à chaque fois que la petite lumière s'allume ! Je le sortirais bien de sa cage moi, car je crois qu’il y passe trop de temps.

    P.S. : Alain, ne dépense pas trop d’énergie quand tu écoutes le hockey, bientôt tu vas me lancer des balles de neige, et ce jeu-là je le comprends !

  • DÉCEMRE 2014

    Conditions idéales pour moi, être dehors à 22 heures par 6 centimètres de neige fraîche. La promenade était super et les odeurs camoufler par la neige. Alain me lançait des balles de neige jusqu’au moment où je vois au loin un chat traverser mon chemin, je pars à sa poursuite sans demander la permission. Le temps qu’Alain s’aperçoive que ce n’était pas un chat, il était trop tard pour moi. Eh oui, pour la première fois ça ne sentait pas le Chanel no 5 ! Un chat qui est noir et qui a une grosse queue et une ligne blanche sur le dos,

    Alain appelle ça une mouffette. Problème ! J’ai eu mon premier cours visuel et mon premier nettoyage à l’extérieur pour enlever cette odeur, disons persistante de dessous de bras d’homme multiplié par mille. Parlons du cours visuel : quand votre maître vous regarde avec des yeux de tigre, ça veut dire qu’il n’est pas content; quant au nettoyage extérieur, il s’est fait dans la neige, assez rudement. Le plus dur pour moi a été la soirée sans paroles de Alain et les trois nuits suivantes sans être près de lui au coucher. J’ai hâte qu’il lise cette chronique, pour moi, Alain a les plus beaux yeux du monde, j’adore le regarder dans les yeux et ça m’a manqué. – Après tout, l’erreur est animal et ont apprend a tous âge !

    P.S. Merci de lire mes chroniques et Alain se joint à moi pour vous souhaiter un joyeux Noël et une bonne année, ça vient des yeux du cœur.

  • JANVIER 2015

    Le plaisir d'entraîner un jeune chien

    Dernièrement, Alain a commencé à éduquer Roupa, une épagneule anglaise de 2 ans et demi. Croyez-moi, elle a eu droit à un cours 101 dès les premières journées. Dès le début, ça été la marche aux pieds avec laisse, dans le calme et la douceur, et plus les promenades avançaient, plus Alain appuyait sur la sociabilité et un dosage approprié d'autorité afin de lui enlever sa peur des autres chiens, des autos, des vélos et des autres rencontres fortuites qui accompagne normalement une balade qu'on souhaiterait agréable.

    Cela m’a remis en mémoire tout ce qu'Alain m'avait appris à mes tout débuts, d'où l’importance d’une éducation très jeune, source de la confiance que j’ai en lui. Pour ceux qui me connaissent, je marche souvent sans laisse et quand il y a beaucoup d’humains ou d'agitation, Alain me met la laisse pour ma sécurité.

    Aujourd’hui, vous devriez voir Roupa, toujours en laisse et c’est très bien pour elle, elle marche la tête haute et droite, une vraie petite démarche de Princesse, elle est fière de tout voir à l’entour d’elle. Pour ma part, je suis très fier, car j'ai aussi été son professeur.

    Si vous pensez que je me suis ennuyé pendant l'entraînement de cette petite femelle, vous vous trompez, j'étais son gardien, son entraîneur, son mentor, tout pour réjouir le vieux poilu que je suis.

    Bien sûr, l’hiver est bien commencé, le froid, la neige, la glace, le fameux sel sur les trottoirs, mais de nos jours il y a beaucoup d’accessoires pour nous faciliter la vie, à nous, les chiens, il n'y a pas de raison pour que vous, les maîtres, vous ne nous offriez pas de belles promenades. C’est bon pour nous et c'est bon pour vous, pour votre santé physique et… mentale.

  • FÉVRIER 2015

    Wouf ! Le beau travail d’équipe !

    Lors d’une promenade avec Roupa et moi, oui! cette épagneule anglaise qu’Alain a entrepris d’éduquer, il est arrivé un étrange incident alors que nous empruntions une route plutôt achalandée par des véhicules moteurs, Roupa sur le bord du trottoir, Alain au centre et moi côté maison. Un gros camion passe à côté de nous, Roupa a peur, Alain la réconforte et nous continuons à marcher, mais 25 mètres plus loin le camion s’immobilise à cheval entre la rue et le stationnement d’un commerce. Le moteur du camion roule toujours et à l’instant où on s’apprête à passer à côté du camion Roupa se couche par terre de peur et elle ne veut plus avancer. Alain l’invite avec la laisse à se relever, rien! Roupa lui fait bien comprendre qu’il n’est pas question qu’elle passe aussi près de ce gros engin puant et bruyant et elle se tapit au sol. Alain avait beau lui parler calmement, elle restait complètement immobile. Alain me regarde indécis, moi je le contourne et je me mets entre le camion et Roupa, appeler ça de la télépathie si vous voulez, je fixe Roupa du regard pour lui donner mon énergie et oups ! elle se lève et nous reprenons notre marche. Un peu plus loin Alain nous fait assoir et nous félicite de notre travail. Vous voyez, nous les chiens, nous ne sommes pas que des toutous utiles juste bons à être caressés, nous avons des qualités que vous ne pouvez même pas soupçonner.

    Dans cette belle promenade Roupa a trouvé la fierté de combattre ses peurs, moi d’avoir aider mon maître, et Alain de s’enrichir de notre complicité à nous les chiens.

  • MARS 2015

    Encore un beau travail d’équipe !

    Saviez- vous que le comportement de l’être humain se reflète sur nous, les animaux de compagnie ? Oui ! Tout comme le changement de saison sur les humains. Le printemps, je vois beaucoup de chiens anxieux, excités et peureux; c’est une saison qui affecte les humains. Avec un hiver glacial, les promenades ont été limitées pour plusieurs, même si pour moi avec mon manteau de fourrure, c’est la température idéale. Mais, moins de maîtres et de pitous, cela fait moins de socialisation, ce qui peut-être plus reposant.

    J’aime bien l’idée d’Alain de nous promener à des endroits où il y a beaucoup d’odeur, surtout à la fonte des neiges. Instinctivement, il me prépare à la rencontre avec mes congénères que je n’ai pas croisés durant l’hiver. Mais en attendant, je repère les odeurs de tous ces braves qui ont quand même marché par grand froid cet hiver.

    Récemment, nous avons commencé à entraîner une bergère allemande croisée avec du husky. Elle a trois ans et, avec nous, elle marche bien en laisse et reste au pied. Ce n’est pas le cas avec sa maîtresse qui se fait trimballer dans toutes les directions. Je vois bien qui dirige ici ! Mais avec les conseils d’Alain et l’adoption d’une bonne discipline de la part de sa maîtresse, les deux ont changé leur comportement. Il a fallu que madame prenne de l’assurance pour que cela se reflète sur sa compagne canine. Déjà, à la troisième sortie, la chienne avait compris que marcher en laisse, ça peut être plaisant sans tirer. Le désir de sa maîtresse, c’est de pouvoir, un jour, marcher sans laisse. Alors, Alain lui a expliqué que le prochain entraînement sera le rappel. C’est à suivre !

    P.S. : Est-ce qu’un chien peut faire un vœu ? Si oui je souhaite qu’Alain achète une machine pour faire de la neige pour moi cet été, comme ça je pourrai rester au frais. J’ai beau perdre mon poil d’hiver, il me reste une fourrure très épaisse qui me gène un peu et qui m’empêche de courir comme je voudrais.

  • AVRIL 2015

    Les odeurs qui racontent

    Les belles températures sont arrivées et c’est de plus en plus agréable pour nos pattes lors des promenades. Voir des humains heureux, mes amis à quatre pattes primesautiers, les odeurs alléchantes des restaurants, celle des pelouses tondues et des sous-bois riches en odeurs de fermentation, et bientôt l’odeur des fleurs qui réjouira le cœur de mon maître. Ah ! Quelle joie pour notre museau !

    Les terrasses sont ouvertes, l’appel est irrésistible. Alain va déguster une bonne bière froide et moi un bon bol d’eau fraîche et je reçois plein de caresses par les humains. Ce n’est pas un rêve, ça arrive pour vrai !

    Mais Alain et moi, on ne partage pas la même opinion sur tout ces jours-ci. Là où on ne s’entend plus, c’est qu’avec cette chaleur, mon espace préféré pour me rouler dans la neige s’est transformé en étang de boue. Et mon dernier banc de neige, derrière la maison, est soudainement devenu un amoncellement de mes excréments d’hiver. Si ces odeurs sont agréables pour moi, elles ne le sont pas du tout pour Alain qui m’interdit d’approcher la zone même avec mon nez. Il a sorti pelle et sac de plastique et il a tout ramassé.

    Pour nous les chiens, les odeurs racontent plein de choses, alors que pour les humains on dirait qu’ils perçoivent deux odeurs : bonne ou mauvaise. Bon, j’exagère, mais comme notre odorat et 10 000 fois plus performant que celui de l’humain, disons qu’on a une longueur d’avance sur eux. Alors mes frères, ne vous étonnez pas de voir votre maître passer derrière vous et ramasser votre caca, ce n’est pas parce qu’il ne veut pas que vous laissiez une trace de votre passage pour un prochain frère canidé, mais parce que les humains n’aiment pas sentir ou marcher sur nos cacas.

    Et un jour, nous aurons peut-être plus d’endroits où aller, même dans les restaurants. En parlant d’endroit où aller, j’ai su entre les branches qu’il va y avoir un quatrième party de chiens au Mont-Habitant, à Saint-Sauveur, le 13  juin prochain. Ils appellent ça la journée canine et on les trouve sur wouflaurentides.org.

  • MAI 2015

    Ma vie a changé

    Ce mois-ci, Porto me prête sa chronique afin que je vous raconte mon histoire. Je m’appelle Bella, je suis une chienne croisée lévrier avec du Pitt-Bull et j’ai trois ans. Jusqu’à l’âge de six mois, j’ai été maltraitée et finalement abandonnée dans la rue. Une famille m’a prise sous son aile. Mais rapidement, faute de temps pour s’occuper de moi, j’ai du changer de famille. Malgré toute l’affection qu’elle avait pour moi, ma nouvelle maitresse était découragée par mon comportement. Imaginez mon état : j’avais été battue, j’étais devenue peureuse, anxieuse, agressive et protectrice. Ah oui, en plus, j’ai peur des hommes, des chiens et ajoutez à cela que je tire toujours en laisse. À bout de ressource, elle pensait bien se séparer de moi. Afin de me donner une dernière chance, elle a décidé d’organiser une rencontre avec Porto.

     

    À notre première rencontre, Porto a agi en vrai prince; j’étais très impressionnée par son calme. J’ai eu tout le loisir de l’observer et d’admirer sa fourrure dorée. Il ne tenait pas compte de moi pas plus que son maître Alain. Moi qui imagine toujours être obligée de me défendre, je suis habituellement sur mes gardes. Mais là, je ne me suis pas sentie menacée. Lorsque la promenade en laisse avec Alain a commencé, Porto marchait devant et moi, je le suivais sans crainte. Alain parlait surtout à ma maitresse, il lui donnait des conseils, lui expliquait l’importance de rester calme, et moi, au lieu de tirer devant, je suis restée à coté d’eux. Je trouvais rassurant d’être avec Alain et Porto. Cette longue promenade a complètement changé la perception qu’avait ma maitresse de moi. Elle a même demandé à Alain s’il serait possible d’organiser une autre rencontre. J’étais tellement heureuse à l’idée de revoir Porto que lorsqu’Alain s’est penché vers moi pour me caresser, j’ai oublié que j’avais peur des hommes !

    P.S. : Je vais être à la journée « Bouger avec son chien », le 13 de juin au Mont-Habitant a Saint-Sauveur. Amenez vos maîtres, c’est gratuit !

  • JUIN 2015

    Moi, quand je croise un cheval qui a 10 fois ma hauteur et 20 fois mon poids, je sais que ce n’est pas à mon avantage d’aller le renifler sous la queue. Mais là, quand j’ai vu ces deux mini chevaux, je me suis dit : «Voila deux nouveaux amis !» J’ai eu beau baisser les oreilles, ou battre de la queue, rien n’y fit… le salut s’est arrêté museau à naseaux, mais rien de plus. Je me suis trompé, peu importe leur grosseur, un cheval, c’est un cheval et ils ne sont pas trop forts sur la socialisation. Entre nous, les chiens, petits ou gros, on a un langage pour échanger et les choses se passent assez bien en général. Là, j’étais déçu, j’aurais bien aimé qu’on me donne un peu plus de temps avec eux… j’aurais sûrement trouvé un moyen de les intéresser !

  • JUILLET 2015

    Les chiens et les interdits

    Il est tôt samedi matin. Alain me dit : « On va déjeuner au resto sur une terrasse ». La promenade s’annonce bien, c’est tranquille, je renifle les odeurs que mes congénères ont laissées la veille. Je suis le seul chien sur le trottoir. Premier resto, Alain demande si je peux être avec lui sur la terrasse : interdiction de chien ici ! Deuxième resto : à l’extérieur de la terrasse ! Troisième resto : je dois être attaché et rester couché sur le trottoir ! Au quatrième resto, il demande à l’hôtesse et elle dit : « OUI ! là au fond, à l’ombre de la terrasse. » Il lui donne deux bisous sur les joues. À côté de nous, une maîtresse avec son petit chien dans un sac, il m’a surpris, je n’avais pas senti sa trace au sol. Bah tsé ! un chien dans un sac, ça sent moins, ça ne pouvait quand même pas être un défaut d’odorat…

    Comme d’habitude, Alain entame la conversation. Il aime bien parler aux femelles de son espèce. C’est comme ça, je ne le juge pas, là ! Puis la conversation glisse sur les interdits : les chiens doivent être tenus en laisse partout, ils ne peuvent pas aller sur les terrasses de restaurant, ils ne peuvent pas aller dans les parcs, même pas dans les grands parcs sauvages et ils peuvent pas laisser leur crotte par terre; mais là, les humains y peuvent pas non plus. Puis il parle du parc d’une grande reine, en Angleterre, je crois, qui elle autorise les chiens sans laisse en autant qu’ils soient « Under control » comme ils disent là-bas. Ici on n’a pas l’air de comprendre ce que ça veut dire « under control », j’entends jamais ça. Tout ce que je sais c’est qu’Alain lui, quand y marche avec moi, y'a pas de laisses, y marche avec moi, pis ça va bien.

    Sa voisine de table, elle dit qu’elle a passé l’hiver en Floride et il y a même des endroits sur la plage où les chiens peuvent jouer dans la mer, oouui ! C’est des grands grands lacs salés avec des plages de sable au bord. Ça me rappelle la belle exotique espagnole-française du nom de Listel que j’avais rencontrée et qui était déçue de ne pas pouvoir entrer aux restos. Dans son pays, les chiens accompagnent leur maître dans les autobus, les taxis, les hôtels, les restos et de grands endroits de verdure avec des lacs pour se tremper les pattes.

    Alain, il dit que le quart des Québécois ont un chien et qu’il serait peut-être temps qu’on leur fasse un peu de place, « après tout, les Québécois, y vivent pas tous sur une terre comme dans le temps… »

    Pour finir, Alain a bien déjeuné et moi j’ai eu des gâteries, de l’eau fraîche et beaucoup de belles caresses des clients de la terrasse.

  • AOÛT 2015

    Un coup de brosse, peut-être !

    Dernière préparation pour la promenade, brossage de mon poil; somptueux, dit-on, et Alain qui travaille sur sa tête devant le grand miroir. Il me regarde et je vois son jumeau dans le miroir. Ouf, pas deux Alain… un me suffit amplement! Ça me rappelle la fois où la gentille rouquine, la toiletteuse, me séchait et me brossait; j’étais convaincu qu’il y avait un chien jumeau qui était juste de l’autre côté de la vitre, car il faisait les mêmes choses que moi. Je voulais jouer avec lui pendant qu’elle me toilettait, ce n’était pas commode. Maintenant, j’ai compris et je sais bien que c’est mon reflet.

    Oui, il y a bien des jumeaux canins, mais c’est très rare. Alain m’a expliqué comment viennent les jumeaux, mais pour moi c’est beaucoup trop scientifique; une chance que c’était durant une promenade sinon je me serais endormi et mis à ronfler. Qu’on soit jumeaux, sosies, frères ou sœurs, pour moi un chien c’est un chien.

    Ah oui, j’oubliais de vous dire. Pendant les grosses chaleurs, j’aime bien aller faire une saucette dans le lac, mais le problème c’est que mon épaisse fourrure est très longue à sécher. Alors, si je choisis de me baigner dans un cours d’eau vaseux (mais combien rafraichissant !), il arrive qu’à cause de l’humidité, il reste des bactéries qui se faufilent dans mon poil, surtout quand tu as le poil long comme moi. Et là, ça me met à me démanger partout et, en plus Alain trouve que je sens mauvais et il ne veut plus me caresser… c’est dans des moments comme ceux-là qu’Alain m’amène chez la toiletteuse !

    Marche les Pattes de l'espoir

    Pour une troisième année, je vais participer le 27 septembre à la marche de la Société canadienne du cancer qui aura lieu au parc  régional Bois de Belle-Rivière, 9009, route Arthur Sauvé, à Mirabel. J'espère pouvoir vous y rencontrer!

    Depuis 15 ans, les Pattes de l’espoir ont permis d’amasser plus de 1 000 000 $. Cet événement rassembleur permet à la Société canadienne du cancer d’en faire toujours plus :plus de recherche, plus de prévention et plus de soutien.

  • SEPTEMBRE 2015

    Ton fauteuil et mon fauteuil

    À l’occasion, je me fais garder par des amis d’Alain et chaque fois ils sont heureux de m’avoir pour une journée ou deux. Ils disent que je suis très discipliné : je ne monte pas sur les fauteuils, je ne saute pas sur le lit et je ne dérange pas les gens à l’heure des repas.

    Nous aussi nous avons gardé des amis comme Némo ou Roupa. Deux chiennes de caractère différent. Némo, elle est habituée à sa cage; chez moi, c’est remplacé par une couverture dans l’entrée. Roupa, elle, c’est un coin du sofa avec sa doudou.

    À l’heure des repas, on ne dérange pas Alain, mais après son repas, à nous de manger. Pourquoi je vous parle de cela ? Parce que plus d’une fois des amoureux de chien ont appelé Alain pour lui demander de l’aide parce que leur chien avait changé de comportement depuis qu’il s’était fait garder et au retour à la maison leur chien est un peu roi dans la maison. À tous les amis des chiens, nous donner une bonne discipline, c’est le plus cadeau d’Amour qu’on reçoit de vous. Eh puis, on peut être traité comme un prince sans se prendre pour un roi !

    Un petit mot à Némo, elle a depuis peu une petite sœur du nom de Rubis de deux mois et demi, elle trouve que Rubis a la bougeotte. Je lui fait remarquer qu’à deux mois et demi elle aussi avait la bougeotte; maintenant tu es une grande sœur, c’est à toi de lui montrer les bonnes choses que tu as apprises. Bonne chance et GROS BIZOU, Porto.

  • OCTOBRE 2015

    Mon maître peut s'adapter

    Il y a des propriétaires de chiens qui trouvent que leur chien a soudainement changé de comportement et qui demandent à Alain ce qui arrive avec leur chien. Ça peut être l’âge avancé, l’arrivée d’un jeune chien ou même la période ado du chien. Ouais, nous aussi on a une période ado, t’sé quand on mord les chaussettes qu’on a pourtant appris à ne pas manger, ou qu’on n'écoute plus rien parce qu’on est trop excité! Dans une famille qu’on a rencontrée, il y avait un vieux chien et un nouveau jeune chien. Vers six mois, à l’adolescence comme y disent, le jeune a voulu prendre sa place, il voulait tout diriger dans la maison. Alain leur a suggéré d’être calme, mais autoritaire, d’exiger, de répéter, de contraindre, sans se fâcher, sans crier. Ouais, pas toujours évident pour les humains d’être calmes et autoritaires…

    Je comprends mieux maintenant, à l’âge que j’ai, pour quelle raison qu’Alain a toujours été calme et autoritaire. Il m’a discipliné en étant, dans toutes les situations, d’un calme extrême. Il a même appris à s’adapter à mon changement d’âge. Moi, je trouve que je n’ai pas trop changé. À l’âge que j’ai maintenant, des fois Alain m’appelle le vieux grognon; hey, on dit que le chien ressemble à son maître, allo Alain!

  • NOVEMBRE 2015

    Je prends un peu de repos... et je vous reviens en décembre !

  • DÉCEMBRE 2015

    De retour, et en santé !

    Je suis bien content de revenir en santé, car je sors à peine de ce qu’ils appellent une grippe de chien. Déjà entendu parler des grippes d’homme, mais pas des grippes de chien. En tout cas, j’ai eu des petits problèmes, quinze jours avec le nez qui coule et pour la première fois un chat dans la gorge que j’ai craché de peine et de misère, bon, je ne sais pas pourquoi ils appellent ça un chat… ça n'a pas de poils, juste un motton. De plus, Alain ne me permettait que de petites promenades de dix minutes, le matin et le soir, pour que je ne sois pas excité et il m’imposait beaucoup de repos. Je ne pouvais pas aller voir mes amis à quatre pattes pour ne pas leur donner ma maladie. Il parait que ça s’attrape facilement; en tout cas, le bon côté de tout cela est la grande attention que m’a apportée mon maitre Alain. À tous les jours, il m’offrait un repas spécial et 30 minutes de massage pour faire circuler le sang dans mon corps puis réchauffer mes muscles. Alain, lui, appelle ça une grippe d’homme; en tout cas je ne lui souhaite pas un chat dans la gorge, moi les chats, je les aime bien, ça ronronne pis ça se sauve dans les arbres comme les écureuils.

    Joyeux Noël et Bonne Année à tous les amis canins et humains; pis une bonne santé et pas de grippe, c’est ben tannant.

  • JANVIER 2016

    Plaisir de neige

    Enfin de la neige! Quelle joie pour tous mes amis à quatre pattes et bien sûr, pour moi aussi. La joie de se rouler dans la neige pour enlever les peaux sèches, de sentir l’air frais sur son corps, de rentrer son visage au complet dans la neige. Les humains croient que je fais l’autruche, mais non, c’est pour nettoyer mon museau; vous, vous avez des papiers mouchoir. Mais mon museau c’est aussi pour sentir; vous les humains, vous avez pas idée tout ce qu’on peut sentir sous la neige, même les petites souris qui se font des tunnels.

    C’est bien beau le confort, la chaleur de la maison et le poêle à bois, mais la poussière et la température sèche, ça me donne de la difficulté, et moi, je n’y arrive pas avec un papier mouchoir !

    Alain, comme à chaque hiver, met plusieurs couches de vêtements pour sortir, moi j’accumule les boules de neige prises dans mon poil, puis elles fondent doucement à la rentrée et cela demande un bon brossage accompagné, bien sûr, de bonbon. Il faut faire attention à la glace et au sel sur les chemins, j’ai vu plusieurs petits amis avec un manteau et des bottines de couleur, c’est bien pour eux, car ils ne sont pas équipés comme moi pour l’hiver.

    Alain dit d’aller plus souvent à l’extérieur, que c’est bon pour le cerveau, mais moi je crois plus qu’il aime jaser avec les gens! De plus nous travaillons à l’extérieur en donnant des cours de comportement canin tous les deux mois; j’aime bien ça pour faire de belles rencontres.

  • FÉVRIER 2016

    Rencontre avec Tristan

     Ce mois-ci, il nous est arrivé une belle expérience. Tristan, un jeune homme de six ans est venu nous voir avec sa chienne de 2 mois et demi afin de suivre un entraînement avec son chien. Tristan souhaite exercer le métier d’éducateur canin, comme Alain. Son amour pour les chiens lui est venu de sa visite à l’événement Bouger avec son chien qui a eu lieu en juin dernier. Lorsque Tristan m’a rencontré, il a demandé à ses parents d’appeler mon maître pour suivre son premier cours d’éducateur canin.

    Le cours a commencé par l’apprentissage d’un bon marcher en laisse, de démêler la laisse entre les pattes de Roxy, de la faire asseoir et coucher.

    Alain était d’un calme extrême et d’une grande douceur avec Tristan. Pour ma part, j’étais le gros chien de meute qui calmait parfois l’excitation de la jeune Roxy. À la fin du cours, Alain a demandé à Tristan de faire la même chose avec moi. « Assis et coucher est plus facile, mais marcher en laisse est beaucoup plus difficile », d’ajouter Tristan. Alain a donné une note de 10/10 pour son premier cours, le sérieux de Tristan est remarquable, pour ce futur éducateur canin.

    P.S.: Ne pas oublier que Roxy et moi, nous avons travaillé très fort, et que nous avons eu beaucoup de caresses et de gourmandises, car il faut bien nous encourager.

  • MARS 2016

    Se connaître pour bien choisir

    À voir certains humains se plaindre du comportement de leur chien, ou changer de compagnon canin souvent, et même jusqu’à deux fois dans le même mois, je me demande ce que ces humains attendent de nous les chiens ?

    On peut penser que certains propriétaires, oups! gardiens ont fait un mauvais choix lorsqu’ils ont adopté un chien. Alain dit que s’il va chercher un autre moi, un mixte Berger allemand et Malamute, son éducation pourrait être, soit plus facile, soit plus longue. Tous les chiens ont leur propre identité et leur propre caractère et comme vous les humains on peut se fier aux caractères des races comme aux signes astrologiques. La race d’un chien n’est pas un indice fiable de comportement. Alors, comment s’y prendre pour choisir un compagnon canin ? Avant de choisir, soyez un bon détective; faites un peu de recherche sur la race et les besoins de celle-ci. Même si ça ne garantit pas le comportement du chien, ça donne une assez bonne appréciation de ses besoins en nourriture et en exercice.

    Demandez-vous combien de temps vous allez nous accorder par jour ? Êtes-vous prêt à nous faire travailler, ou souhaitez-vous juste qu’on marche bien tranquille près de vous ? Vous savez, certain de mes confrères travaillent pour vrai, ils ramassent des balles, courent les moutons, les rats, les canards ou les perdrix, y'en a même qui courent les bœufs, c’est gros ça !

    C’est notre travail! Mais notre paye à nous les chiens, c’est de vous voir heureux et fiers de vous promener avec nous; et puis, nous on n’a pas d’impôt à payer. À propos, Alain, as-tu fait tes impôts ? Il m’a montré ses crocs.

    P.S. Un chien c’est pour toute sa vie, comme les impôts.

  • AVRIL 2016

    Séduction et renforcement positif

    Durant nos promenades ou les ateliers qu’Alain et moi donnons à l’occasion, j’entends souvent les gens parler de renforcement positif pour entraîner ou éduquer un animal domestique; ben oui, moi aussi je fais partie de cette catégorie. Bon ça ressemble à ceci : l’humain offre des gâteries à l’animal pour renforcer un comportement, mais le plus gros problème c’est de les donner au bon moment et surtout pour les bonnes raisons.

    Voici un exemple : moi, j’ai deux voisins et quand ils sont à l’extérieur, je vais me coucher sur leur pelouse et je les regarde. C’est infaillible, ils m’appellent et je cours les voir. Là, je m’assois et ils me donnent des gâteries. Pas fou, le Porto, ha, ha, pour moi ce n’est plus du renforcement positif, c’est de la séduction pour arriver à mes fins : avoir une gâterie et recevoir quelques caresses. Courir, jouer à la balle, au frisbee, aller en promenade et socialiser avec d’autres chiens, voir de nouveaux endroits et avertir Alain qu’il y a quelque chose d’anormal à l’extérieur, ça c’est du bon travail pour moi et c’est le fun et c’est positif.

    Pour le renforcement, c’est mon maître Alain. Il est calme, gentil, mais il aime aussi la discipline et c’est pour ces bonnes raisons que je le regarde souvent dans les yeux et que je suis très fièr de lui.

    P.S : Il va avoir un autre party«Bouger avec son chien» cette année; plus de renseignements à la prochaine chronique.

  • MAI 2016

    Cette histoire est un fait vécu et seuls les noms ont été changés

    Un soir, il y a quelques semaines, Titou et Alex, son compagnon humain, faisait une promenade lorsque qu’une odeur vint titiller les narines de Titou. Il partit alors en première vitesse sans tenir compte ni d’Alex ni de la noirceur, ce qui fit en sorte qu’Alex a complètement perdu de vue Titou. Après plusieurs heures de recher-che, que dalle, Titou avait disparu dans la nature. C’est le lendemain qu’Alain a reçu un appel et c’était Alex qui demandait de l’aide pour retrouver Titou, son compagnon canin.

    La journée se déroula ainsi : contacter les polices municipale et provinciale, les refuges, les réseaux sociaux et placer des affiches avec la photo de Titou et les renseignements sur sa disparition; en plus, des kilomètres en voiture autour de l’endroit où il a disparu. Moi, malgré mon flair proverbial, je n’ai trouvé aucune piste de Titou, ni le 2e jour, ni le 3e jour. Le 4e jour, en soirée le téléphone sonne et c’est Alex qui annonce qu’une personne a retrouvé son Titou. Quelle joie dans la voie d’Alain. Quand j’ai revu Titou, il m’a raconté ses jours et ses nuits d’aventure; en fait, il n’avait pas été très loin, il était…  Si vous voulez savoir ce qui s’est passé, venez au party de la journée canine « Bouger avec son chien », le 11 juin, au Mont-Habitant, à Saint-Sauveur, je vous raconterai.

    P. S.: Titou remercie tous ceux qui ont participé à sa recherche pour revenir à sa maison. Une histoire qui finit bien.

  • JUIN 2016

    La confiance retrouvée de Ted

    Dernièrement, nous avons rencontré Ted, qui a un an : c’est un croisement entre un labrador et un Saint-Bernard. Malheureusement, Ted s’est fait mordre par un autre chien en liberté et depuis son caractère a changé envers les humains et les chiens. Lors de notre rencontre, il était anxieux et peureux de me voir arriver sans laisse; son souvenir de voir un chien libre lui a rappelé de se méfier.

    Mais vous me connaissez ! Mon expérience et mon calme ont fait qu’il est rapidement devenu paisible. De son côté, Alain a parlé à sa maitresse; il l’a rassurée et nous sommes allés faire une promenade. Tout a été à merveille même si nous avons croisé des humains adultes et enfants, des jardiniers avec leurs outils de travail et beaucoup d’autres chiens. Ted ne tirait même plus sur sa laisse, car sa maitresse était décontractée.

    La confiance de mon maître a toujours été une des bases pour me rassurer. Quand j’étais jeune, j’ai toujours pu trouver du réconfort auprès d’Alain, cela me donnait la con-fiance nécessaire pour explorer mon environnement et faire de mes découvertes une expérience positive. Bon, rester calme et en contrôle,

    surtout lorsqu’on croise une mouffette, on y travaille encore !

    Bonne chance, j’espère que vous avez bien travaillé avec votre compagnon humain, j’ai hâte d’avoir de vos nouvelles.

    P.S. La journée « Bouger avec son chien » a été un grand succès, pour voir les photos et les beaux commentaires, allez voir la page facebook, après avoir lu l’article ci-haut bien sûr!

  • JUILLET 2016

    Tel chien, tel maître

    Je ne veux pas me vanter, mais je suis un Sunday complet ! Partout où je vais, tous les humains disent que j’ai une éducation impeccable. Je suis très fier, car je reçois plein de caresses et des gourmandises. Mais ce que les gens ne savent pas, c’est que mes deux premières années, mon maître était très exigeant avec moi, il ne m’en laissait pas passer. Il me demandait respect et écoute en tout temps, parce que, des fois, je faisais à ma tête. Mais avec calme et fermeté, il me remettait à l’ordre. Et plus le temps passait, moins il intervenait : que de temps en temps. Ça ne l’empêchait pas de jouer à la balle, au frisbee où me lancer le bâton : c’est comme ça qu’il me montrait qu’il était content de moi. Après mes deux ans, j’étais plus à l’écoute, et là il m’a montré à travailler en utilisant le renforcement positif. Avec cet outil, on est allé dans les détails comme attendre sur le coin de la rue et ne pas prendre l’initiative de traverser même si un compagnon canin me faisait signe d’aller le rejoindre. Il a utilisé cet outil de travail qui me donne aujourd’hui un bon jugement envers les bonnes choses et les dangers, avec ou sans surveillance. On dit que le chien ressemble à son maître : si lui est la crème glacée, et bien moi, je suis la cerise sur le Sunday !

    P.S. Le temps que vous mettez pour notre éducation devient une garantie pour nous les chiens d’être heureux en tout temps, ne lâchez surtout pas.

  • AOÛT 2016

    Un petit frère !

    Je crois que j'ai pris un coup de vieux cet été, les chaleurs intenses m’ont épuisé. J'ai même perdu du poids, car j’ai moins mangé et fait moins d’exercices. Même dans mon entourage, mes amis on été au ralenti qu’il aient du poil court ou du poil long, comme moi.

    J'ai quand même fait de belles rencontres, comme Rocky, un Berger australien de deux mois et demi. Ce n'est pas dans mes habitudes de jouer avec les chiens, mais lui, il était au départ très tranquille et j'ai commencé à jouer; on a eu un plaisir fou. Même Alain était surpris de me voir avec autant d’entrain. Comme ce n’était qu’un chiot, j’y suis allé avec douceur. Au retour à la maison, Alain m’a parlé d’avoir un petit frère Malamute de deux mois et demi. Je trouve l'idée très bonne, je pourrai lui montrer tout ce que je sais : les bonnes manières et aussi faire les mauvais coups. Ça passera sur son dos, car actuellement, étant le seul chien, Alain devine bien que c’est moi ! C’est tout de même une bonne idée, je sais que j'ai beaucoup de patience et ça me gardera plus jeune.

    P.S. : Pour les mauvais coups, oubliez ça, Alain a beaucoup trop d’expériences, il ne sera pas dupe !

  • SEPTEMBRE 2016

    Moment de tendresse

    Alain est assis sur un banc; et moi je suis couché à ses pieds. Nous regardons les gens passer. Je suis en mode séduction ce soir, c’est la soirée des caresses. Je ne me lève même pas pour aller saluer mes amis à 4 pattes. Entre les caresses et les discussions d’Alain, je remarque un jeune garçon qui fait le va-et-vient devant moi. Je le suis du regard, car il a un sac dans les mains : qui sait s’il n’y a pas des gourmandises à l’intérieur ! Une dame aborde Alain et lui demande si son garçon peut venir me caresser. Elle explique à Alain que son fils est autiste. Alain montre au garçon comment m’approcher; que sa main doit se diriger sous mon menton et non sur le dessus de ma tête. Le garçon est très doux avec moi; je me suis étendu la tête sur ses jambes et Alain m’a dit qu’il m’a caressé près de 30 minutes. Mais moi, le temps, je ne le calcule pas ! Le garçon s’est levé et est parti avec sa maman, et alors qu’il était à quelques pieds de moi, il a dit à sa mère : « Regarde les lumières, elles sont jolies ! » Ils sont partis tous les deux, heureux. Ce garçon et moi, nous avons une chose en commun : nous apprécions le moment présent.

    P.S. Je suis certain qu’il va se souvenir de moi, je lui ai fait une belle impression.

    Le 25 septembre prochain, c'est la marche de la Société canadienne du cancer « Les pattes de l’espoir » au parc du Bois-de Belle-Rivière, à Mirabel. Venez marcher avec moi, c’est pour une bonne cause : pattesdelespoir.ca

  • OCTOBRE 2016

    Newton le chien qui apprend à parler

    Je me présente, je suis Newton, j’ai à peine plus d’un an et je viens d’être accueilli par ma nouvelle famille. J’ai fait la rencontre d’Alain et de Porto lorsque j’ai passé quelques jours avec eux pour apprendre certaines règles de politesse en société.

    Porto est très sage. Il m’a montré qu’il n’était pas toujours nécessaire de tirer mon maître derrière moi, que je pouvais marcher à ses côtés. J’ai aussi appris avec Alain que ce ne sont pas tous les humains qui aiment que je leur dise bonjour en me levant à leur hauteur… La vie de chien c’est plus sérieux qu’on le pense !

    De retour chez moi en ville, j’ai continué d’apprendre et de travailler pour un jour devenir un chien adulte. Par contre, je me suis rendu compte que ce n’est pas très drôle d’être un chien à Montréal…

    Je ne l’ai jamais rencontré, mais il semble que mon maire n’aime pas beaucoup les chiens. Selon lui, je suis trop gros pour marcher avec mon collier et ma laisse. Je dois porter un harnais… mais je suis un chien de traineau, moi, un harnais ça me donne envie de tirer ! Il voudrait même que certains de mes amis se promènent avec une muselière en tout temps ou déménagent de la ville ! Moi qui aime tellement les gens et les chiens, est-ce que je suis devenu un danger ?

    Pourtant, Alain m’avait dit qu’il était possible pour tous les chiens d’apprendre à bien se comporter en société, il suffit seulement que les maîtres soient assez responsables et prennent le temps d’enseigner les bonnes manière. Je pense que je vais devoir en parler avec Porto, il semblerait que lui aussi ait un maire qui a décidé de museler plusieurs de nos compagnons.

  • NOVEMBRE 2016

    Donner au suivant

    Ce n’est pas la première fois, dans les cours qu’Alain et moi donnons, que j’entends un maître dire que le chien qu’il avait avant était extraordinaire et que celui-ci n’est pas facile à éduquer. Alain leur répond alors que lorsqu’on a l’habitude d’avoir un chien pendant plusieurs années, on oublie le temps qu’on a mis à son adaptation, à sa propreté, à marcher en laisse, à ne pas japper inutilement, etc. Une belle routine s’est alors installée, mais le propriétaire de chien peut changer avec les années : moins de patience ou moins de temps à consacrer à son chien. Alain dit toujours que parmi tous les chiens qu’il a eus, il ne peut pas dire lequel il a aimé le plus. Je suis un peu déçu, je croyais que c’était moi qu’il avait préféré. Mais ce que j’aime le plus, c’est qu’il finit par dire : « Tous les chiens m’ont montré quelque chose de bien, je réunis toutes ces belles expériences et les donne au suivant, maintenant c’est Porto, il m’apporte beaucoup de belles expériences », cela est beaucoup plus doux à mes oreilles. Avec toute cette expérience, j’imagine le prochain chien d’Alain, il pourrait devenir premier ministre Canin (petite blague d’actualité !).

    Vous voyez, nous les chiens, ont vous apprend a être calme, tolérant, doux, aimant, en santé, et à socia-liser.

    P.S. Le chien est le seul être qui t’aime plus qu’il ne s’aime lui-même.

  • DÉCEMBRE 2016

    Ho! Ho! Ho! Ici le Porto Noël !

    Comment allez-vous mes amis à quatre pattes ? J’espère que cette année vous avez été gentil et sage que vous n’avez pas mangé les souliers de papa, je sais… ce sont les meilleurs, ce sont ceux qui sentent le plus fort, mais ça part très mal une relation avec un papa. J’espère aussi que vous n’avez pas jappé quand vous étiez seul à la maison, que vous n’avez pas déchiqueté le rouleau de papier de toilette ou vidé les poubelles qui sentaient évidemment toutes sortes de bonnes choses que les humains ne mangent pas, les pauvres ! Mais, comme on aura de la visite durant le temps des fêtes, pire que tout, il ne faut pas faire un petit pipi sur les bottes de l’oncle Georges, ni vous évader de la maison lorsque la visite s’en va.

    Quant à nos compagnons humains qui aiment bien se faire appeler les maîtres, n’oubliez pas que l’hiver est arrivé : alors faites attention au froid, à la glace et au sel : certains de nos amis chiens pourraient avoir besoin de petites bottines (quatre) et d’un veston. Ce pourrait être une petite suggestion de cadeaux pour votre toutou. Et pour les Fêtes, nous sommes d’excellents compagnons pour des promenades qui favorisent la socialisation avec d’autres humains et d’autres chiens. Les massages, les gourmandises et les « nonos » sont, quant à eux, de toutes circonstances.

  • JANVIER 2017

    Quelle belle vie de chien

    Je suis très heureux quand les gens disent que je suis beau, fin, gentil ou très bien éduqué : je suis comme mon maître, je suis parfait ! J’ai mes qualités et quand je veux jouer, je sais être irrésistible. J’ai mes défauts quand je montre mes crocs. C’est peut être parce que je veux simplement rester tranquille dans mon coin. Alain respecte ma personnalité comme je respecte la sienne, sauf quand il est impatient et qu’il n’aime pas que je m’excite ou quand il est de mauvaise humeur, alors, je sais me faire discret.

    Qu’un chien travaille avec un troupeau de moutons, qu’il fasse des activités d’agilité, de canicross, de la course, même lorsqu’il fait une promenade dans un sac à main avec des bijoux dans le cou, un manteau et des bottines, ou encore, lorsqu’il dort sur une vieille couverture déchirée imprégnée de ses odeurs de plusieurs mois, peu importe, nous les chiens, quand nous sommes bien traités, aimés et nourris, notre bonheur c’est de sentir que le maître est heureux avec nous. C’est ça, une belle vie de chien. Qu’on mange de la moulée, de la viande crue, ou qu’on nous fasse un repas tous les jours, si nous sommes en santé, c’est parfait. Peu importe l’activité que vous faites avec votre maître, s’il bouge c’est parfait. Si on nous montre un nouveau truc en nous récompensant avec des gâteries, c’est bien correct. Mais si c’est pour niaiser, on n’est pas bête, on va s’en rendre compte et on va peut-être le montrer en vous ignorant. – P.S. : Les êtres humains et les chiens se ressemblent beaucoup avec leurs qualités et leurs défauts.

  • FÉVRIER 2017

    Ma pire semaine !

    Je crois que j’ai passé la pire semaine de ma vie avec mon maître Alain. Il s’est blessé à un pied et il avait de la difficulté à se déplacer.

    Imaginez-vous? Pas de promenade, pas de visite chez mes amis, moins de caresses, etc. Il faisait même pitié, le pauvre Alain, j’aurais bien aimé le masser, lui faire ses repas, prendre soin de lui. C’était facile pour moi de savoir qu’Alain avait un problème, j’avais juste à constater son changement de comportement. Vous les humains, vous avez la parole pour dire que vous avez un problème, alors que nous quand on a mal à notre corps, ont vous dit pas qu’on a un bobo, il faut nous lire, lire notre changement d’attitudes, remarquer qu’on n’est pas pareil comme hier. Je peux vous dire, même moi j’étais triste pour lui et aussi pour moi, il ne faut pas oublier que je suis un chien sensible.

    Il a été quand même gentil avec moi, il m’a lancé la balle dans la maison pour que je bouge le plus possible. J’espère qu’il va lire la chronique, parce que c’est la Saint-Valentin et que je voudrais bien avoir un os en forme de cœur! Et pour moi, mon Valentin, c’est mon Maître – Bonne Saint-Valentin à tous :  wouf, wouf !

    Venez nous rencontrer à notre assemblée générale annuelle : mardi 21 février à 19 h 30 à la gare de Prévost, au 1272, rue de la Traverse à Prévost, on a plein d’histoires à vous raconter!

  • MARS 2017

    Bon, nous les chiens, on ne sait pas trop vous parler de nos douleurs, mais là, ça ne va plus très bien pour moi et un petit mot de votre part ferait beaucoup de bien à Alain.

  • AVRIL 2017

    Le grand départ

    Bonjour à vous tous, je suis le maître de Porto et je remercie tous ceux qui ont lu la chronique de Porto. Porto est parti au paradis des chiens.

    À toi Porto, merci de m’avoir accompagné pendant ces dix dernières années dans tes aventures. Tu savais me sourire et la douleur de ta perte est rien à comparer à l’amour que j’ai pour toi. On m’avait dit, quand j’étais jeune, que peu importe ce qui se passera de difficile dans ta vie, tu seras accompagné d’un ange. Tu as été un de ces anges et tu as laissé ta trace. Si je t’ai donné une partie de moi, toi, tu m’as tout donné et ton souvenir restera gravé dans mon coeur. Fait le plus beau voyage ! - 17 mars 2017

    P.S. : Maintenant que tu es rendu au paradis des chiens, permet toi de manger du chocolat et de la crème glacée a volonté.